‹ Les vacances du jeune tempérantChapitre 36 sur 39 · LA BANQUE DE PERTE · texte numérisé non relu

LA BANQUE DE PERTE

Deux ouvriers revenaient ensemble à la maison ayant dans leur poche le salaire de la semaine. Viens avec moi dit l'un, nous allons arrêter à l'auberge, avant de rentrer chez nous, et là prendre une heure de bon temps pour nous reposer du travail de la semaine. — Pas du tout, fut la réponse de l'autre : j'ai pris la Tempérance et j'aime mieux porter mon argent à la banque d'épargne qu'à la banque de perte. J'y gagne, outre mes intérêts, la paix dans le ménage et le bonheur domestique, le repos et l'entretien pour mes vieux jours, de l'argent pour l'éducation de mes enfants et une foule d'autres bonnes choses.

Pour toi, tu vas déposer au cabaret Ton argent... pour le perdre, Ton temps... pour le perdre, Ta santé... pour la perdre, Ta raison... pour la perdre, Ton indépendance... pour la perdre, Ta volonté... pour la perdre, Ton caractère... pour le perdre, Le bonheur de ta famille... pour le perdre, Finalement ton âme... pour la perdre.

Banque de perdition !

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