REG1ME APRÈS LE SEVRAGE
effet, les génisses sont déjà pleines ou vont le devenir, et elles commencent à suivie le régime des autres bêtes de l'étable tout en demandant une nourriture substantielle, riche en azote, avec une relation nutritive de -j-à -f :UI plus.
Avant tout, même avant de commencer le sevrage, dans les exploitations où on se livre particulièrement à l'élevage des reproducteurs des deux sexes, il faut séparer les mâles des femelles. Cette pratique s'explique de soi, et elle doit toujours, si elle ne précède pas le sevrage, le suivre immédiatement.
Le régime des jeunes, à ce moment, n'a rien de particulier si les animaux sont dans les pâturages où ils se sont peu à peu habitués il l'herbe des prés qui a une relation nutritive se rapprochant très sensiblement de celle du lait. Mais, à l'arriere-saison, quand l'herbe devient rare et sèche, il faut ajouter quelques aliments concentrés ; et c'est facile si on les rentre le soir il l'étable. Dans tous les cas, le pâturage n'a plus sa raison d'être à L'automne et c'est alors qu'il laut nourrir ces jeunes sujets d'une façon appropriée aux besoins de leur organisme, (lue les animaux vivent d'ordinaire au pâturage, qu'ils aient été nourris a l'étable, l'avenir des jeunes va dépendre de leur alimentation plus ou moins rationnelle. Mais dans tous les cas, il ne faut jamais laisser isolés les jeunes bovidés qui s'ennuient, mangent moins et sont ainsi retardés dans leur croissance.
Une première règle il suivre est celle de servir au moins quatre repas par jour en stimulant 1 appétit le plus possible. Plus l'alimentation sera riche, régulière et fréquente, plus les jeunes animaux se développeront.
Il faut, pour être bons et beau*, qu'ils conservent toujours, comme on dit dans certaines contrées, « leur graisse de veau ». Il fout, comme le répète souvent M. A. Sanson, que la composition de la ration ne diffère que le moins possible des jeunes herbes, pour que cette ration ait à peu près la même relation nutritive et la même digestibilité absolue pour éviter tout retard dans le développement. On doit donc leur réserver le meilleur fourrage auquel on ajoute des racines cuites, des farineux, des tourteaux divers en une quantité suffisante pour subvenir à l'entretien et à l'accroissement. Le foin de pré, le foin de légumineuses ou le regain de ces fourrages, les betteraves ou une autre racine, les tourteaux quels qu'ils soient, le son de froment, la farine de fèves, les germes de malt, etc., seront emplovés avec avantage
Mais, dira-t-on, peut-on fixer des quantités de ces substances alimentaires ? Évidemment non, puisque l'animal se développe et que chaque jour ses besoins sont plus grands que la veille, chaque jour sa taille, son volume et son poids dépassant ceux de la veille. L'essentiel est qu'ils soient nourris à satiété ; que l'accroissement soit régulier et constant. On s'en assure par la bascule. De même qu'on s'assure si les animaux ont trop ou pas assez, s'ils laissent des aliments dans leurs crèches, ou si, après le repas, ils demandent encore à manger. Nous . pensons que les chiffres donnés par MM. A. Sanson et J. Crevât peuvent à peine servir d'indications générales.
On favorisera encore le développement des jeunes par les pansages scrupuleux et tous les soins d'hygiène précédemment décrits.