‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 105 sur 312 · Ch Picard, Mélang. Arch. et Hist., 1910, p. 105 et suiv · texte numérisé non relu

Ch Picard, Mélang. Arch. et Hist., 1910, p. 105 et suiv

alternant avec deis damiers blancs et noirs ; sur la moitié inférieure, folioles étagées en imbrications.

5° — Fragment (Ibid., p. 71, n° 9). Proven. Athènes.

Reste d’une panse avec décoration rose. A l’attache de l’anse, tête d’Héraklès coiffée d’une dépouille de lion.

6° Canthare (Ibid.., p. 75, n° 20 = Furtwàngler, Berlin Vasensamml, u° 2866). Proven. Crète.

Collier d’ « amulettes » roses et blanches sur une face et rinceau de pampres sur l’autre, avec, au-dessous, l’inscription : Trois têtes féminines en relief forment support.

Fig. 29 . — Canthare a pastilles et repeints (d’après Breccia, Necropoli Sciatbi, pl. LIV, 107)

7° — ’EiuvYjTpov (’E<pY][i. àp7-, 1906, p. 106, fig. 6). Prov. Grotte du Parnès.

Damier blanc et noir à la face supérieure. Sur l’une des faces latérales, cavalier galopant (en relief appliqué). Reste d’engobe blanc sur le cavalier.

184 LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE

Si l’on compare les coupes archaïques à retouches avec ces vases, on relève des analogies nombreuses et précises.: les deux séries sont réunies non seulement par l’usage des retouches en deux tons, mais encore par des ressemblances très nettes portant sur certains motifs : cornes d’abondance, guirlandes de lierre, damiers.

Cette ressemblance peut s’expliquer seulement par le fait que l’une et l’autre classes de vases sont des copies, plus ou moins fidèles, d’une vaisselle d’argent et de bronze à incrustations ; de fait, on a trouvé des spécimens de cette vaisselle en Crimée et en Italie. M. Watzinger 1 a pu en effet instituer des rapprochements très précis entre le décor de certains vases à retouches et celui de vases en métal : les deux. tons de retouche rappelleraient ainsi l'or, le cuivre ou l’argent des incrustations.

De même, pour ce qui est de la forme, on peut comparer les coupes à omp halos avec les coupes à libation en métal qui sont reproduites sur des vases à figures rouges, et les canthares ou les œnochoés du versant Ouest de l’Acropole avec des canthares ou des oenochoés en argent de la même époque, Il est curieux toutefois de constater que la même classe de poterie métallique à incrustations a provoqué par deux fois, à près de deux siècles d’intervalle, des copies en argile ; il est probable qu’à l’époque où la disparition du décor à figures rouges ou polychromes faisait chercher aux potiers des procédés décoratifs nouveaux, la rencontre fortuite de quelque coupe archaïque a pu rouvrir une voie depuis longtemps abandonnée.

Pareillement, la décoration en relief de quelques-uns de nos vases a pour origine un modèle métallique : les bosselles imitent sans doute un décor analogue à celui des phiaies za puerai. dont il a été question ailleurs (p. 160) ; les imbrications de folioles, dont le succès a été très grand plus tard (Chap. XXI) se retrouvent sur une coupe m argent 2

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