Travaux d’Hercule (Lion de Némée, cavales de Diomède
26. Larvae. — 27. Gentauromachies. — 28. Grecs et Amazones. — 29. Guerriers. — 30. Guerrier debout 'sur une proue (Ulysse combattant Scylla ?). — 31. Amazone ei Griffon. — 32. Femme debout. — 33. Déesse debout, appuyée sur un sceptre. —
34. Néréide, sur un hippocampe, portant les armes d’Achille. —
35. Scylla. — 36. Scènes de chasse. — 37. Oiseau. — 38. Lièvres.
- — 39. Chiens. — 40. Ane, portant sur le dos une peau de panthère ? (provient sans doute d’un cortège bachique). — 41. Dauphins. — 42. Oiseau monstrueux. — Phallus à pattes.
Parmi ces motifs, ceux qui sont d’origine végétale ou géométrique sont de beaucoup les plus nombreux. D’une manière générale, les personnages et les animaux, à l’exception des Eros sur des chars et des frises de chiens courants, quand ils apparaissent dans le décor d’un bol, n’y occupent qu’un seul registre, les autres étant réservés au décor végétal ou géométrique.
Les motifs communs aux bols à vernis mat et aux bols à glaçure sont la minorité : guirlandes, amphores, masques, Eros, satyres, danseuses, scènes de chasse, Amazonomachie, Cen tauromachie, légende d’Héraklès, Scylla. Et parmi ces motifs, certains, qui étaient fréquents sur les bols à
Fig. 77. — Bols de Délos. — Motifs décorant les zones.
Fig. 78. — Bols de Délos. — Motifs décorant les zones.
glaçure, sont rares dans notre série : les masques se trouvent sur un seul bol, les scènes de chasse sur un petit nombre ; le sujet de l’Eros porteur de couronnes ne se rencontre plus ici que par hasard et, fait plus remarquable, le cycle bachique et dionysiaque n’y figure plus que par quelques personnages isolés. Seuls, les combats d’ Amazones sont traités dans l’une et l’autre série avec la même
Fig. 79. — Bols de Délos. — Motifs décorant les zones.
prédilection ; on peut remarquer à ce propos que le détail d’un guerrier près d’une roue de char brisé se trouve à ia fois dans l’une et l’autre (cf. fîg. 71, n° 28 r).
La plupart des autres motifs nous mettent, dans des proportions variables, en présence du répertoire ordinaire de l’art hellénistique. Les enroulements avec combinaison de pampres et de grappes, qui seront un des sujets préférés
LES BOLS A VEBNIS MAT
des potiers arétins, sont empruntés au décor de la toreutique contemporaine, comme le prouve la reproduction en pierre d’un casque hellénistique h Les feuilles de lierre groupées en bouquet n’ont plus la raideur schématique du type ancien 2 ; la souplesse relative du dessin les rend tout proches de certains vases de métal 3. Les lièvres et chiens courants font partie de ces frises d’animaux réels ou fabuleux qui, traitées pour la première fois dans la peinture céramique orientalisante, l’ont été depuis lors dans la peinture céramique des ve et ive siècles 4 et plus tard, dans des ouvrages d’orfèvrerie, dont certains vases polychromes 5 et les appliques dorées des sarcophages hellénistiques 6 nous donnent la reproduction.
La Victoire ailée conduisant un char, que nous connaissons déjà dans la céramique à reliefs (p. 129), ne se rencontre qu’une fois dans la série des bols déliens, et sur un spécimen des plus médiocres ; c’est que ce motif, si fréquent dans l’art du ive siècle7, commençait à être démodé. Ce sont les Eros qui ont remplacé les Nikés dans cette attitude : encore n’existe-t-il pas, à ce qu’il semble, en dehors de nos bols, d’Eros conduisant des attelages de chevaux ; les chars des Eros, que l’on voit figurés si abondamment dans les peintures décoratives de Pompéï8, sur des bas-reliefs de sarcophages, sur des gemmes, dirigent d’ordinaire un attelage fort singulier, lions, dauphins, daims, grues, coqs, papillons, cygnes et jusqu’à des crabes.