‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 203 sur 312 · Arch. Iahrb., XXIII, 1908, p. 49 sqq, nos 3 et suiv · texte numérisé non relu

Arch. Iahrb., XXIII, 1908, p. 49 sqq, nos 3 et suiv

LES BOLS A VERNIS MAT

des couronnes, des cratères dionysiaques, des petites palmettes, des oiseaux volants ; pareillement c’est au groupe des bols attiques qu’il faut comparer les couronnes de folioles autour du fond, et le groupement de celles-ci en pyramides.

D’autres rappellent ceux que nous avons vus dans la série pergaménienne : très évidemment les chœurs de femmes et, probablement, les panthères bondissantes, les masques de Méduse, les masques comiques appliqués sur le fond des vases, les lemnisques, les guirlandes encadrant des rosettes, certains fleurons sortant d’un vase (cf. lig. 87, 88). Au style « asiatique » on peut aussi rattacher la loutrophore.

La parenté avec la série délienne se manifeste sur quelques exemplaires : par ex. un bol publié par M. Zahn 1 est orné de hautes feuilles d’acanthe droites traitées à la manière large de la céramique délienne ; de même, un autre exemplaire 2 est divisé, à la façon de certains bols de Délos, en compartiments polygonaux par des listels saillants ; un autre exemplaire enfin 3 offre un calice fait de ces larges feuilles arrondies qui sont si fréquentes sur les bols déliens et si rares ailleurs.

Un certain nombre de bols, recueillis à Olbia en particulier, portent des signatures sur le fond du vase. La plus fréquente est celle de Ktpêsiç qu’on lit en exergue sur un médaillon représentant une tête coiffée d’une couronne murale (fig. 89, 20 et pi. XV, j). Ce Kfpëstç est évidemment un potier olbiopolitain ; la terminaison en si; est caractéristique de 'l’onomastique du Pont-Euxin 4 ; et la médaille est une reproduction des monnaies d’ Olbia avec la tête de Tyché 5.

D’autres signatures apparaissent plus rarement. Une seule semble appartenir à un potier indigène :

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