‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 213 sur 312 · Arn. Journ. Arcli., XIII, 1909, p. 402, fig · texte numérisé non relu

Arn. Journ. Arcli., XIII, 1909, p. 402, fig

2. Pagenstecher, Calen. Reliejkeram., p. 89, 90, nos 147, 148.

LES BOLS A VERNIS MAT

à ce point apparentés par le mode de décor et par la technique, qu’on pourrait les croire issus d’un atelier unique. Cette étroite ressemblance doit sans doute s’expliquer par une communauté topographique, comme c’était le cas pour les bols fabriqués à Délos par Ménémachos, Athénaios ou Philon. Il est probable que cette région doit être cherchée là d’où proviennent le plus grand nombre de spécimens, c’està-dire en Ombrie et en Etrurie méridionale. Mais il se peut aussi que certains potiers aient établi ailleurs, dans des centres plus commerçants, comme Rome, ou plus industriels, comme Calés, des magasins de vente ou des succursales.

Des indications chronologiques sont données par certaines particularités des signatures qu’a relevées Siebourg. La désignation en latin, et non en ombrien des villes d’Ocriculum et de Mevania permet de croire que les bols sont postérieurs à 308 av. J.-C., date où ces villes ont perdu leur indépendance. La signature rétrograde de L. Quintius est archaïque. Dans la signature de L. Appius, le P n’est pas redoublé ; or le premier exemple de redoublement se trouve dans le décret de Paul-Emile qui est de 189 1 ; le sénatus-consulte des Bacchanales qui est de 192 ne présente pas encore de redoublement. Les lettres A, L, O, S, avec la forme qu’elles affectent dans les mots « C. Popilius, L. Api, C. Aloni, Ocriclo, Mevanie » (fig. 90), sont antérieures à la fin du me siècle (époque d’Annibal) 2.

D’autres indices concordent avec les précédents. L. Appius a confectionné des coupes calènes ; or la fabrication de ces coupes est du me siècle. Deux coupes ont été trouvées dans les mêmes tombes que des vases peints de la fin du me siècle.

Pour L. Atinius, les caractères non archaïques des lettres, la « tabula ansata » donnent une date plus récente ; mais l’absence de cognomen ne permet pas de descendre plus bas que l’an 50 av. J.-C.

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