Ibid., p. 422, n
LA CÉRAMIQUE DE PERGAME
la panse même, et sur une rangée unique, dans une zone limitée au haut et au bas par des traits et des cannelures.
Les dimensions des ornements sont très variables non seulement d’un vase à l’autre, mais parfois sur un même vase. Il suffisait pour qu’un motif fût employé à la décoration d’un vase donné, qu’il ne dépassât pas la hauteur de la zone à orner ; la seule règle respectée était celle de 1’ « isoképhalie » : les têtes des personnages affleurent la rainure supérieure de la zone. Le potier ne se souciait nullement de rapprocher dans une unité d’action, même approximative, les différents sujets ; il puisait au hasard dans sa collection de poinçons, et cela est d’autant plus étonnant que certains sujets, comme nous le verrons, semblent avoir été extraits d’une scène à plusieurs personnages.
Il est à noter enfin qu’un vase porte un nom gravé sur l’anse : ’AvopcvtV.ou1 (sans doute le nom du propriétaire), et
que sur les anses de deux autres vases on lit : icXcuç,
et vEpwç 2. Cette dernière appellation est sans doute à rapprocher des « acclamations » des vpap.p.a-iy.i èy.-wp.xta.
Les tableaux des figures 100, 101, 102 donnent les principaux motifs décoratifs :
I. — Motif géométrique. — Le seul motif géométrique est le méandre (Délos, n° 715 ; Conze, Perqamon /, beiblatt 43, 9 et p. 274).
IL — Motifs végétaux :
1. Rinceaux de lierre (Délos, n° 687 ; Priene, p. 410, nos 55 et 56, fig. 535, 537 ; Pergamon, 1 ,2, beibl . , 33, 14 (moule) ; Walters, Catal. Rom. Pott., pl. VIII, L 35 ; un fragment du Musée de Constantinople).
Ce motif, très fréquent dans la décoration des vases de toutes les époques, et connu aussi par la céramique des bols à reliefs (p. 381), prend ici un caractère tout spécial : les feuilles grou-