Dionysos ivre
Un satyre, dont la nébride flotte au vent, soutient le dieu, deminu, prêt à s’affaler (Athènes, Mus, Nat., Inv. n° 2170 et fragment du Louvre, provenant d’un don S. Reinach ; les deux reliefs semblent provenir du même moule.
8. Ariane endormie (Délos, n° 708). Elle est étendue sur un rocher, le torse entièrement nu, la tête appuyée sur le coude gauche, l’avant-bras enveloppé dans son vêtement et le bras droit replié au-dessus d« la tête. Un Eros ailé, à son cnevet, tend le bras droit vers la gauche pour faire signe à quelqu’un (Dionysos ? un Satyre ?) d’approcher vers la dormeuse. La pose rappelle la célèbre Ariane endormie du Vatican (Amelung, Skulpt. Vatican. Mus., II, pi. ; 57, 414). Cf. aussi un relief du Louvre (Clarac., Musée, II, pi. ; 132, 150) et un autre du Vatican (Amelung II, pi. 9) où l’on voit Ariane dévoilée par Pan, en présence d’un Eros. Cette scène, dont les répliques sont très fréquentes dans tout l’art hellénistique (reliefs de sarcophages, peintures murales de Pompéï, etc.), est considérée par M. Amelung comme la copie d’une oeuvre due à une école d’Asie Mineure de la fin du nf siècle ou du commencement du ne siècle. On peut aussi penser à un tableau qui se trouvait au temple de Dionysos à Athènes (Birt, Rhein. Mus., L. p. 52). A comparer avec un « emblema » (p. 254, fig. 45).
9. Bacchante (Ariane ?) et Silène. (Délos, n° 695). Une femme à demi-nue, debout, la jambe gauche croisée pa'r devant, le bras droit replié sur sa tête, est soutenue par un Papposilène, portant le pagne autour des reins. (Cf. S. Reinach, Répert Stat., I., 388, 4 et 6 ; II, 130. I, etc.). Il est probable qu’il s’agit d’Ariane, et
ATELIERS D ASIE MINEURE
que ce groupe faisait pendant à Dionysos appuyé sur un satyre comme on le voit dans de nombreuses œuvres.