Mon. Piot, V, pl. VII, VIII et XXIII
ATELIERS D ASIE MINEURE
Nicopol 1 et surtout trois vases semblables en bronze, un du Musée de Saint-Germain 2 et deux vases de Sissek 3.
On peut sans doute compléter le vase n° 1 d’après un vase en corne du trésor de Hildesheim 4.
Le caractère d’imitation métallique se retrouve dans les pieds et les anses de certains exemplaires. Tel n’est peutêtre pas le cas pour la base segmentée du vase n° VIII (fig. 97); car on en trouve des exemples anciens5, dans des vases où rien ne rappelle les procédés du métal. Mais on n’en saurait douter pour ce qui est des coquilles qui servent de base à quelques skyphoi 6 ; des exemples s’en trouvent dans la céramique dès la fin du ive siècle 7 ; mais, dans la toreutique, l’emploi de ces supports, de ces àa-paya/dcr/ci 8, fréquent aux époques hellénistique et romaine (comme le prouvent entre autres un vase de bronze du Musée de Naples 9 et les « modioli » à coquilles de Boscoreale 10 11) remonte pour le moins au milieu du ve siècle ; car sur certains vases à figures rouges appartenant au style libre n, on voit aux mains de personnages dionysiaques des « situlae » métalliques, munies à leur fond de trois petits boutons sphériques.
Bien que l’on connaisse des exemples de vases métalli-
1. C.-R., 1864, pl. I, II, p. 12 et suiv. = Dict. Ant., s. v. Caelatura, p. 803, fig. 975 ; Saglio (Dict. Ant., s. v. Colum, p. 1332) a aussi émis l’hypothèse qu’il s’agissait d’un vase à rafraîchir le vin.