‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 257 sur 312 · SI · texte numérisé non relu

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fallait s’en tenir à l’opinion communément admise ; je veux parler des guirlandes festonnantes soutenues par des Eros. D’après G. Robert1, ce sujet ne remonterait pas au delà des règnes de Néron et de Trajan. Mais une telle date me paraît inconciliable avec celle que j’ai proposée pour l’origine de la fabrication pergaménienne. Sans doute, Calés ou Arezzo 2 nous ont fourni des exemples d’ateliers restés immuablement fidèles aux mêmes types malgré une durée plus que séculaire ; sans doute, à Pergame comme à Calés et à Arretium, comme dans tous les centres de céramique à reliefs, le procédé du moulage, substituant la production industrielle et machinale aux recherches libres et aux fantaisies personnelles, a condamné chaque fabrique à une immobilité prolongée 3 jusqu’à la brusque décadence finale ; mais j’ai peine à admettre que la céramique pergaménienne, dont la production semble avoir été la moins féconde, soit précisément celle dont la durée aurait été la plus longue : deux siècles à tout le moins. Comme la date donnée par les fouilles de Délos place les débuts de cette céramique, . sans contestation possible, à la fin du 11e siècle avant J.-C. au plus tard, je pense qu’on ne peut guère descendre au delà des premières années de notre ère. Il faut donc reculer plus qu’on ne l’a fait l’origine des guirlandes à Eros ; c’est d’ailleurs ce qu’on pouvait penser, d’après un réchaud du Musée de Münich4, sur lequel, malgré quelques différences de détails, le motif apparaît déjà tout constitué et qui semble dater du fir siècle avant J.-C. 5. — On ne sera pas loin de la vérité

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