Arch. Anz., 189S, p. 226, n
tressé (Catal. n° 733), par une moitié de skyphos 1, dont l’exécution est plus fine (Catal. n° 733) et dont le décor consiste en un masque comique couronné et un groupe de Dionysos (?) enlaçant une femme (?) qui paraît vouloir se dérober à l’étreinte, enfin par la partie inférieure d’un vase cylindrique reposant sur un large disque et qui porte, gravés dans le vernis, les1' lacets ondulés d’un lemnisque (Catal. n° 736).
Fig. 103. — Lécythe en amande (Louvre)
Fig. 104 — Lécythe a glaçure rouge (Louvre)
On doit sans doute rapporter à des ateliers asiatiques, sinon à ceux de Pergame meme, quelques vases qui, pour certains de leurs caractères, doivent être rattachés à la céramique pergaménienne.
i. Bull. Corr. Hell. , 1913, p. 422, fig. 3 (n° 738).
ATELIERS D’ASIE MINEURE
Dans un premier groupe, on peut ranger de petits lécythes, de formes exceptionnelles, qui offrent, du point de vue technique, les communes particularités suivantes : argile rouge et lustrée, dépourvue de couverte, glaçure noire réservée au goulot et aux anses.
L’intermédiaire entre cette série et celle de Pergame est représenté par un petit lécythe du Louvre, à deux anses, en forme d’amande 1 (fig. 103). Sur le fond piqueté de la panse se détache en relief appliqué, à chaque face, une danseuse ; l’une est enveloppée jusqu’au menton dans son himation, l’autre, au contraire, les cheveux au vent, est dans une attitude qui rappelle un motif de la céramique pergaménienne (fig. 100, n° 8 a), mais qui est d’une exécution plus fine. Ces deux figures sont parmi les plus caractéristiques du style néo-attique.
Un petit lécythe en amande, dépourvu de reliefs, mais identique, pour la forme, pour la technique et pour le piquetage de la panse, au vase précédent, a été découvert à Naukratis 2. Il faut toutefois se garder d’en conclure que les vases de cette sorte peuvent être d’origine égyptienne ; représentant une technique totalement inconnue à la céramique à reliefs alexandrine, ils répondent au contraire aux traits généraux de la céramique pergaménienne : usage de la glaçure, opposition des deux tons noir et rouge, recherche de formes exceptionnelles, technique du relief découpé et appliqué, enfin communauté des motifs.
Si les lécythes en amande sortent bien, comme nous le pensons, d’un atelier asiatique influencé par ceux de Pergame, nous devons ranger dans la même série un lécythe 3 allongé et aplati, à contours irréguliers, dont le goulot, les anses et le pied sont couverts d’une glaçure noire (le corps du vase gardant la teinte de l’argile lustrée). Ce vase a été entièrement moulé à l’exception du col, des anses et du
1. Inv. MNC 638 = Pottier, Mon. Grecs, 1883-1886, n° 39, p. 43.