‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 6 sur 312 · Par ex., Karo-Pernier, Antiqu. crét., I, pl. XXXVIII · texte numérisé non relu

Par ex., Karo-Pernier, Antiqu. crét., I, pl. XXXVIII

ÉPOQUE NÉOLITHIQUE

des pastilles coniques semées à travers les intervalles entre les fleurs et les enroulements peints1. Sur quelques pithoi de Gournia, des zones de décoration peinte sont délimitées par des bandes en relief 2.

Un peu plus tard, à l’époque du «minoen moyen III», certains pithoi de Gnossos 3 ont été décorés de rosettes peintes sur des disques légèrement convexes et cernés d’un sillon. Plus tard enfin, au « minoen récent II », le procédé reçoit une ampleur particulière, comme on peut le voir par le beau vase de la « Villa Royale » que reproduit notre planche la4.

Au même style décoratif se rattache un fragment trouvé à Gournia, qui provient d’un fond de vase orné d’un coquillage en haut-relief ; ce vase reposait sans doute sur trois ou quatre coquillages semblables, disposés en supports. Du fragment de Gournia on peut rapprocher un fragment de même époque, appartenant au Musée National d’Athènes 5 : il est orné d’une suite de coquilles plastiques combinées avec des dessins bruns sur couverte blanche

ARGOLIDE ET PHOCIDE. — Dans la Grèce continentale, les seuls spécimens connus de la céramique à reliefs de type crétois, proviennent d’Argolide (Mycènes6, Tirynthe7, Argos 8,) et de Delphes 9. Il s’agit de fragments appartenant à la série la plus élémentaire, celle des pithoi décorés de bandes plates à incisions. Ceux qui ont été recueillis à Delphes attestent sans aucun doute des importations de

1. Par ex., Ibid., pl. XIX, I, 4 ; pi. XX, 2 ; Mon. Line., V, 1895, pi IX, 2; XIV, 1904, pl. XLII, 3.

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