Mon. Line., XIV, p. 818, fig
176 LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE
été fabriqués avec le plus grand soin ; les parois des coupes sont parfois d’une minceur extrême ; les anses des kylix s’allongent et se recourbent comme des anses métalliques ; le profil des coupes et des kylix a de même un caractère tout métallique.
Le répertoire décoratif se réduit à un petit nombre de motifs : de petites palmettes tantôt isolées, tantôt réunies deux à deux par des volutes ; des oves sans dards ; des suites de disques ; des méandres ; des godrons ; de menues hachures ; plus rarement des rosettes, des guirlandes de lierre, des dents-de-loup emboîtées \ des têtes de Gorgone1 2.
La répartition de ce décor se fait suivant des règles à peu près fixes. Quand les motifs sont à l’extérieur du vase, ils sont en règle générale répartis en une bande sur l’épaule, une autre à mi-hauteur de la panse (d’ordinaire un rang d’oves ou de disques entre deux rangs de palmettes), une troisième à la base. Pour les coupes à fond plat, l'ornementation est réservée à l’intérieur, où elle se répartit au centre, et aussi sur le rebord, quand celui-ci offre une surface plane 3. M. Orsi a groupé en planches 4 quinze arrangements différents pour la décoration centrale, dans lesquels il n’entre d’autres éléments que des godrons rayonnants, des oves, des palmettes et des volutes.
Cette céramique eut une durée très longue et continue. Certains exemplaires de Chypre remontent à la fin du vf siècle 5.
Des vases de ce genre ont été trouvés dans certaines tombes en compagnie de statuettes en terre cuite de style sévère 6. Un lécythe aryballisque à figures rouges de beau style 7 porte sur l’épaule une suite d’oves imprimés avec
1. Ibid., XIV, p. 836, flg. 48 ; Edgar, Gr. vas. Caire, 26.220.