LES TROIS AMIS
D’avril chantent déjà les brises attiédies.
O11 dirait, le matin, d’immenses incendies Qui jettent, au levant, par dessus les forêts,
Comme des voiles d’or, leurs radieux reflets.
Les ruisseaux sont gonflés : on voit jaillir leurs ondes Comme le tiède lait des mamelles fécondes.
Le soleil matinal nous invite au travail,
Fond les festons d’argent, les dentelles d’émail Que la dernière pluie a pendus aux gouttières.