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LOZET, SA FEMME, DES HABITANTS

L'UN DES HABITANTS. — Eh bien Lozet, viens-tu labourer ?

LOZET. — Oui, je partais, mes boeufs sont attelés.

Mad. LOZET— Ne viens pas trop tard, je ne sais pas pourquoi, mais je suis inquiète

LOZET.— Allons ! pas de folie. Je ne Viendrai pas tard, car nous faisons une petite fête ce soir. Vous en serez, vous autres, (Il s'adresse aux habitants.) Nous fêtons le 6e anniversaire de notre mariage.

LES HABITANTS. — Ah ! oui ! nous en serons !

UN HABITANT.— Attention ! j'ai vu un corbeau sur la maison, ce n'est pourtant pas signe de fête cela.

LOZET. — N'effrayez pas ma femme?

pour rien.

UN HABITANT. — Je ne dis pas cela pour lui faire peur ; mais tu sais quand le petit Fanfan Bégin s'est noyé ? un coibeau avait passé la journée sur le pignon de la maison.

UN HABITANT.— Je m'en souviens puisque j'ai tiré dessus.

LOZET.— L'as-tu tué ?

L'HABITANT.— Non, mais il s'en est guère manqué.

LOZET. — Si tu l'avais tué, cela aurait prévenu le malheur. Veux- tu sssayer de tuer celui qu'on entend crier sur la maison. (Il va prendre son fusil.) Tiens prend mon fusil. Il est tout chargé. (L'habitant prend le fusil. Us sortent à la porte.

L'HABITANT. — J'essaierai bien. (Il vise, tire. Le corbeau s'envole en criant. — Quelqu'un devra imiter le cri du corbeau.)

LOZET.— L'as-tu attrappé ?

UN HABITANT.— C'est le corbeau qui l'a attrappé.

LOZET— Un coup de perdu. C'est autant de six sous. Allons labourer, cela nous paiera mieux. A ce soir Lizette.

(Faisant semblant de voir l'enfant à la porte.) Bonsoir petit.

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