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LES MÊMES, LOUISE

LOUISE, entrant en riant. — Quand c'est raisonnable, petit père.

LOZET.- Allons ! si vous vous mettez deux contre moi, je suis battu, c'est fini. (77 examine Louise.) Tu n'es pas trop mal comme

ça François sera ravi. Angèle va être

jalouse. Ce qu'il y a de bien c'est que tu as fait toi-même l'étoffe de ta robe, et ta robe aussi. Ça coûte moins cher et c'est meilleur que ce que l'on achète à Québec.

LOUISE. — Si je travaille un peu bien, c'est à ma maman que je le dois.

Mad. LOZET.— C'est le devoir d'une bonne mère de famille d'enseigner à ses filles à travailler et à tenir le ménage comme il faut.

LOZET. — Comme c'est 13 devoir du père de conduire les petits gars au champ. Faut travailler sur la terre ; et quand on travaille, on vient toujours à

bout de se faire une place au soleil A

propos Louise, encourage François, c'est un brave garçon, un rude travailleur, et avec cela, ménager ! ménager. Me voilà vieux bientôt. Il me faut quelqu'un pour m'aider à mes travaux. De tous les jeunes gens qui viennent ici c'est celui que je préfère. Et c'est un parti avantageux .... Il a une belle terre et un gros roulant.

[On entend le bruit des voitures qui arrivent, le son des grelots et des sonnettes, on entend crier : Ouo ! ouo ! ouo /] Tiens les veilleux ! [ On entend rire^ et parler à la porte, Louise et sa mère arrangent les chaises, Vun des veilleux frappe à la porte.]

LOZET. — Entrez ! Iles veilleux entrent habillés pour le froid, capots, etc.]

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