‹ Les vengeancesChapitre 6 sur 82 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MAD. LOZET, TONKOUROU.

TONKOUROU— Où est ton mari, ma sœur ? Est-il allé labourer ?

Mad. LOZET.— Il est allé mettre ses boeufs au joug. Il va partir dans l'instant.

TONKOUROU. — Tonkourou t'aimait bien, va ; il t'aimait bien, et il t'aurai rendu heureux. Il est bon chasseur. Tu as mieux aimé un blanc comme toi : c'est bon ! c'est bon ! Le sauvage fait peur au blanc. N'importe, il ne t'en Veut pas.

Mme. LOZET. — (se remettant à son rouet) Tu aurais tort de me garder rancune.

TONKOUROU— Je n'aurais pas tort, car tu m'as donné un soufflet dans la figure.

Mme. LOZET— C'était pour rire.

TONKOUROU.— Oh ! non ! ce n'était pas pour rire. Si Lozet avait voulu t' embrasser, tu ne l'aurais pas traité de cette façon-là — N'importe ? Tonkourou ne t'en veut pas ! Ton petit garçon est beau. C'est un oiseau dans le nid. La mère le couvre

de son aile. Il sera heureux cet enfant :

il sera heureux, je te le prédis (Lozet

êntre.)

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