Les ventes d'instruments de musique au XVIIIe siècle
Nous manquons de renseignements sur les prix auxquels les luthiers du xvu e et du xvm e siècle tarifaient leurs produits. A vrai dire, il eût été difficile d’établir un « prix-courant » pour les instruments de musique, sut' lesquels l’art du décorateur, du marqueteur, du sculpteur, de l’ivoirier s’exercait à degré au moins égal à l’art du luthier. Sauf pour les violons, les altos et les basses, la valeur intrinsèque de l’instrument prédominait. A défaut d’indications précises sur le prix des objets de lutherie établi dans la boutique même du luthier, nous avons des documents précieux sur les ventes d’instruments par occasion : et ici, ce n’est pas seulement l’évaluation matérielle qui nous est donnée, mais la description minutieuse de la pièce mise en vente, et, souvent des particularités de formes, de modes, des estimations particulières aux milieux, aux circonstances où la vente a lieu, tous éléments qui reconstituent à souhait l’état de la facture instrumentale de 1762 à 1790 environ.
Les Affiches, annonces, et avis divers, que nous avons compulsés minutieusement furent fondés en 1752. Le premier numéro parut le 3 janvier de la même année. La publication était bi-hebdomadaire et se distribuait le lundi et le jeudi. On y trouvait la liste des biens et des seigneuries à céder, les objets mobiliers dont les particuliers désiraient se défaire, le bulletin des livres parus la semaine précédente, les numéros de la loterie royale, l’énoncé des objets trouvés, le programme des spectacles, la nécrologie, le cours des effets commerçables et du change. Il en coûtait 24 livres par an payables d’avance,
pour recevoir les Annonces (le port en sus) imprimées chez Jacques Guérin, rue du Foin, avec privilège du Rov.
La collection qui a été mise entre nos mains est celle qui faisait partie de la Bibliothèque de la Cour, elle consiste en volumes somptueusement reliés en maroquin rouge, dorés sur tranche avec les armes royales sur les plats. Le dernier fascicule porte la date du ~ 3 o décembre 1 79 1 - A cette époque, le journal paraissait tous les jours, avec de fréquents suppléments.
A dater de i ySt> nous avons pu nous convaincre que les instruments de musique mis en vente n’offaient plus d’intérêt. Les propositions, de plus en plus rares, portent, presque uniquement sur des pianos et des harpes.
Entr’autres documents d’un haut intérêt, nous signalerons à l’avance, les désignations qui se rapportent à l’époque où le piano (clavecin à maillet), cherche à se substituer au clavecin à plumes. Après avoir eu une vogue inouïe, constatée par des prix fabuleux, le clavecin en arrive à une telle déchéance, qu’un particulier propose un jour « d’en échanger un, en état et fait par un bon maître, contre un cabriolet ».
Habent sua fata ...
Pour l’évaluation de l'argent, il convient de s’en tenir aux calculs faits en 18.57 par AI. Xatalis de Wailly. Ce savant fixe à 1, 000 la valeur de la livre pour la période comprise entre 1726 et 1780 et évalue le pouvoir de l’argent, par rapport à 18.Ï7, à X 2.
Il semble que de 18.Ï- à 1907 le multiplicateur peut être élevé au moins à 3 . Par conséquent un objet coté, en 1752, 100 livres vaudrait, à présent 802 francs 70 cent. ’
En transcrivant les pièces, nous avons respecté l'orthographe — ou plutôt les défauts d’orthographe — du Recueil.
Épinettes, Clavecins, ClaVieottdes
Epinettes avec leurs étuis, 14 octobre 1754.
Une épinette à l’italienne, i3 août 1758 *et une épinette italienne portative, 23 août (1).
Bonne épinette à raval. 22 octobre 1759.
Pwpinette de Goujon, 5 o liv. 14 janvier 1760.
Epinette de Goujon, 5 pieds de long- sur 2 de large, grand raval. prix 12 louis, 12 janvier 1761.
Une grande et excellente épinette ayant la forme d’un clavecin, 16 janvier 1764 (2).
Une épinette de Ruckers en forme de table longue, 8 mars (3).
Epinette à grand rav. 37 rangs de Sautereaux, jeu de buffle et mécanique pour les «piano » et les « forte », 10 louis, 3 octobre 1780 ( 4 ).
Epinette peinte par Audran avec dorure, et ornements (décès de la duchesse de Forges), 18 mai 1767.
Une épinette à grand rav. de Edelmann, à Strasbourg, laquelle se replie en deux et se met dans une caisse, 16 octobre 1775 (5).
Epinette de Ph. Denis, 1 663, 48 livres, supp. 3 avril.
Une épinette carrée sur son pied en forme de table, i3 juin 1768(6).
Grande épinette de Ruckers (André) et une autre plus petite que
( 1 ) L’Epinetteà l’italienne, plus grande généralement que l’épinette ordinaire, avait plus exactement encore la forme d’une harpe couchée, mais avec cette différence que le clavier était placé sur la partie de l’instrument qui ligure la caisse de la harpe.
( 2 ) La distinction entre le clavecin et l’épinette. on le voit, est bien vague. Le raval. (ravalement) indique qu’on a ajouté trois ou quatre notes à la basse du clavier qui, primitivement, ne comptait que cinq octave d'ut à ut.
(3) C’est la forme primitive de l’épinette. On l’appelait plus exactement « virginale ».
( 4 ) C’est l’invention de Taskin, alors dans sa nouveauté.
(5) Procédé déjà employé et déposé par Marius, au début du siècle.
( 6 ) L’épinette était toujours distincte du châssis à piètement.
Ton peut appliquer sur la première pour former deux claviers, Sooliv., 25 juillet, 1771.
Une épinette presque neuve, 5 q livres, 22 mars 1778.
Jolie épinette dorée, en forme de forte-piano, 9 septembre 1776.
Epinette de Peronard, 1768, 20 février 1777.
Bonne épinette portative, 2 juin 1782.
Belle épinette à l’italienne avec son pied. 18 juin.
Un clavecin de Rukers avec des peintures de Rubens, 8 juillet
Un clavecin de Rukers, orné de peintures des Gobelins, sur un fond doré et de charnières aussi dorées d’or moulu, 10 août 1782.
Très beau clavecin de vrai laque, à ravallemènt, de Rukers, en très bon état, 24 août 1752.
Clavecins de Rukers, 18/17, 20 iuillet 1782.
Un clavecin à ravallement de Gerolamo de Sentis. L’enlèvement des Sabines est peint en dehors et de grands morceaux d’architecture ornent le dedans. On s’adressera au S r Waters ou à M Uo Fel, rue Saint-Thomas-du-Louvre, près de l’hôtel de Longueville, 26 février 17,88.
Clavecin de Rukers à ravallement en vieux laque, 21 mai 1758.
Un clavecin de Jean Rukers. Le pied et la caisse sont entiè rement dorés, et le dedans est orné de peintures dans le genre de Wateau, i 3 août 1788.
Un excellent clavecin de A. Rukers. 11 est extrêmement ancien et en bon état, 12 novembre 1783 (1).
Clavecin de Rukers dont le pied est de marqueterie. 11 a été fait par Boule, le père, avec des ornements dorés d’or moulu et de belles peintures, 175.8.
Clavecin de Dufour, 27 août 1788.
Un clavecin à ravallement orné de découpures et verni, 14 mars 1754 ( 2 ).
Un clavecin à grand ravallement. Il a coûté q.8o livres et sera vendu 10 louis avec son pupitre, 18 août 1784.
Un clavecin à grand ravallement fait par le S r Antoine Watters
(U Cette mention d’ancienneté, relevant l’énoncé d'un instrument de musique, se produira assez fréquemment dans notre liste. Elle contrarie 1 opinion admise en matière d'objets mobiliers du xvir siècle et du xvm* siècle, et d’après laquelle le culte de 1’ « antiquaille »> 11’existait pas avant que les collectionneurs du xix* siècle l’eussent mis en honneur.
12) 11 s’agit de personnages ou de paysages découpés dans des gravures, collés et recouverts d'un vernis. Ce genre de décoration, appliqué il des petits meubles, fut très en faveur pendant quelques années. Il précéda d un siècle la « décalcomanie ».
avec 1 uorbe et flageolet. Il est bien conditionné, 20 septembre 1754(1).
In clavecin d Antoine Rukers à. deux claviers et à grand ravallement. Il est bien peint et bien conditionné. Le prix est 5 o louis 3 octobre 1764.
Un clavecin de Rukers verni à neuf, 7 octobre 1754.
Clavecins de Louis Denis, 27 mai 1754.
— — Lenoir, i« r juillet 1704.
— — Jean Couchet, 22 juillet 1754.
— — Munier, 12 décembre 1754.
^Clavecin de Watters à 4 rang-s de sautereaux et 5 jeux, 4 mars 1 7 ^4 -
Un beau clavecin de Rukers dont les claviers sont de Blanchet 11 est à grand ravallement. La table est de i 588 . Le Parnasse est peint au-dedanspar un bon maitre. Le pied est sculpté et doré 17 avril
I n très beau clavecin à ravallement orné de belles peintures. Il sera donné à l’essai. Le prix est de 25 louis, 5 mai 1755.
Un clavecin de Rukers peint parOudry, 26 mars 1755.
I n clavecin de Rukers verni par Martin ; deux autres vernis par le meme et faits par Rukers sont en vente, 5 novembre, 20 novembre i 5 avril 1755.
Clavecin de Couchet 25 louis, 24 février 1755.
Clavecin de Marius, 14 avril 1755.
Clavecin organisé et épinette, 26 mai (3).
Ron clavecin pour 5 louis.
— — par Germain, 25 août 1755.
Très beau clavecin de Rukers peint par Watteau, n mars 1756 Un grand clavecin à grand ravallement peint à neuf; fond blanc avec des ornements bleus nués et des ligures chinoises en dedans 22 avril 17.56.
Les différences de sonorité baptisées vaguement du nom de flaceolet theorbe, harpe, tlute, etc., provenaient de l’attaque du sautereau à des longueurs differentes de la corde du clavecin. O11 peut obtenir cet effet sur touche' 131 " 6 ’ SUlVant qU ’°" pince la corde à telle ou telle hauteur de la
(2) Blanchet était le beau-père et le maitre de l’illustre Paschal Taskin I 1 mise a un clavecin ancien de nouveaux claviers impliquait le ravalement f, t ,o n n é H eSSlta ù t . u ? c r f fectlon a peu près complète de l’instrument. Un très traces nom ^ ie c l avecins A e Ruckers arrivés jusqu’à nous en portent les
. ( 3 ) L’organisation du clavecin consistait à adjoindre à l’instrument un de t I u > r ? ux d’orgue sonnant simultanément ou à part sous l’action d’un même clavier. Il y avait des clavecins, des épinettes et des vielles ornanisees. Le piano-harmonium en est une application moderne. ^
Clavecin de Jean Rukers peint par Rubens, 3 mai 1756.
Clavecin doré et peint en vert avec des miniatures, 3 o septembre
Clavecin de Rigault, 4 mars 1756.
— — Lempereur, 8 mars 1756.
— — Jean Denis, 200 livres, 8 mai 1756.
, à 3 oo livres, 3 janvier 1766.
Un clavecin en épinette, 25 avril 1767 ( 1 ).
Clavecin brisé de 7 pieds, fait par Marius, prix i 5 o livres, 26 mai
Un clavecin où il y a un jeu de luth et de flageolet, 14 juillet
Un clavecin à 3 oo livres, 3 janvier.
Un clavecin à 1 clavier, 8 louis, 23 juin 1757.
Clavecin de Jehannis, 1757.
Table en clavecin et à grand rav. Elle est bien conditionnée, 20 novembre 1758.
Clavecin neuf et très curieux de la composition du S r Wittman, lequel donne, par le moyen d’une caisse de mécanisme, diverses modulations aux sons depuis le pianissimo jusqu’au fortissimo. Prix: 600 livres. S’adresser à Al. le Marquis de Marigny.quai d’Anjou, 11 décembre 1758.
Un petit clavecin excellent de 3 pieds 1/2 de long, à 2 claviers, fait par H. Rukers en 1620. Il est propre à porter à la campagne ou à placer dans un cabinet. Le prix est de i 5 o livres, 27 août 1759.
Un clavecin italien dont les sons augmentent ou diminuent à la volonté de celui qui en joue, 3o août 1759.
Très beau clavecin d’André Rukers sur un pied de marqueterie de Boule extrêmement riche. Les peintures sont de Patel, 18 octobre
Un clavecin d’une nouvelle invention qui hausse ou baisse d’un 1/2 ton, 29 novembre 1759(3).
Un clavecin de Rukers verni par Martin. Prix : 3 oo livres, 3 i décembre 1769.
Un clavecin singulier de 10 pieds de long à 4 cordes et à grand
j) C’est-à-dire un clavecin à un seul clavier et de petit format.
(2) Le clavecin brisé se repliait comme un jeu de tric-trac, et mesurait, en ces conditions, la moitié de ses dimensions à l’état ouvert qui étaient de 1 m. 3o sur 75 cent. Marius fut l’un des trois facteurs (Marius à Paris, Schrœter à Nordhausen, Christofori à Florence) qui, presque simultanément, imaginèrent de substituer au clavecin à plumes le clavecin à maillet, devenu le piano.
(3) C’est la première mention que nous connaissons d’un clavier transpositeur.
ra\. peint en aventurine fond vert avec des ornements de cuivre ciselés. Rue du Bout du Monde (du côté de la rue Montorgueil), 20 décembre 1759.
Un clavecin composé, propre pour les grands concerts. Il comprend trois jeux, savoir: le grand, qui est une octave plus bas que les clavecins ordinaires, et où il y a 6 cordes dans les deux dernières octaves et quatre dans les autres ; un 2e jeu au naturel du Psalterion; un 3e parfait du luth, moyennant une pédale. Ce clavecin se joue piano et forte. Le grand jeu est si fort et si harmonieux qu’il couvrirait trois autres clavecins. Prix : 5 o louis, à Vincennes, chez M. le Comte de Sparre, maréchal de camp, 26 avril 17,59 (1).
Un clavecin d’une nouvelle invention appelé piano et forte , d’une harmonie ronde et moelleuse imitant la harpe, le luth dans les basses, la flûte traversière dans les dessus et le timbre des cloches, haussant et baissant d’un 1/2 ton quand on le veut. Lorsqu’on donne tout le son, il est plus fort et plus flatteur que dans un clavecin ordinaire. Toutes ces variations se font sur-le-champ, sans qu’on s’en aperçoive sur un seul clavier à rav. Cet instrument est très facile à toucher et à entretenir. Il n'v a pas déplumés comme dans les autres clavecins. On s adressera quai des Orfèvres, au duc de Bourgogne, 20 septembre 1759 (2).
Clavecin de Louis Denis, 200 livres, 27 septembre 1759.
Clavecin de Henry Hems, q 5 o livres, i** novembre 1759.
Un excellent clavecin de Rukers, 800 livres, i3 mars 1760.
Un clavecin allemand en bon état, dont le dedans est peint par Wanloo, 27 mars 1760.
Clavecins organisés et brisés (après le décès de Galland, facteur de clavecins, beau-père du mécanicien et facteur Richard), rue des Petits Champs St-Honoré, 19 juin 1760.
Un joli clavecin peint en camayeu et à pieds de biche, 100 livres 18 août 1760.
Un clavecin de 7 pieds 3 pouces de long, fait par André Rukers en 1601, peint en noir et or avec des ornements dans le goût de la
1) Il semblerait qu'il s’agit d’un clavecin à maillet, première ébauche du piano. Le fait qu’on peut jouer piano et forte éloigne absolument l'idée d’un instrument à pincement. A moins que le « nuancement » soit considéré comme résidant dans le passage alternatif d’un jeu doux (luth ou psalterion) à un jeu fort (registre naturel). La préoccupation naissante de forcer la sonorité des instruments apparaît ici. Elle va, désormais, diriger les travaux de la facture.
(2) Il s’agit, à n’en point douter, d’un piano. La date est à retenir. Pour qu’on le décrive aussi minutieusement, il faut que l’instrument, à cette époque (1759), ne soit pas ou soit très peu connu. Au duc de Boxneoüue doit être l’enseigne d’un Hôtel.
Chine Le dedans représentedes bacchanales peintes par Coypel. Les connaisseurs l’estiment 3 .ooo livres. On le donnera pour 2.000.29 décembre 1760.
Clavecin de Rastoin orné de peintures de la Chine, i 3 novembre
Un bon clavecin à 2 claviers, i 5 o livres, 26 février 1761.
Un bon clavecin à 18 louis, 26 mars 1761.
Clavecin de Rukers, 400 livres, 4 mars 1761.
Clavecin de Bellotle père, 5 novembre 1761.
Un clavecin très bon à 3 oo livres, 26 novembre 1761.
Clavecin en bois de noyer, 8 juillet 1762.
Clavecin d'André Rukers, fond noir à lilets d’or et pieds dorés, 350 livres, i 5 juillet 1762.
Clavecin de Dumont, 29 juillet 1762.
Clavecin de Rigault, 3 o septembre 1762.
Un joli clavecin à 12 louis, i 3 décembre 1762.
Un clavecin d’André Rukers, i, 5 oo livres, 18 avril 1763.
Un manucordion allemand, sorte de petit clavecin, avec un jeu de 5 rangs d'orgue. A très bon compte chez M r Gainier, rue Cassette (n’était pas encore vendu le 12 septembre suivant), 5 mai 1763.
Un petit clavecin à marteau d’une espèce nouvelle, ayant plusieurs jeux qui imitent la harpe et le luth et faisant les forte et les piano, même les crescendo, 2 juin 1763 (1).
Un clavecin qui, quoique très simple, réunit plusieurs avantages, comme d’entier et de diminuer les sons, d’exécuter les forte et les piano, etc., 29 août 1763.
Clavecin de J. Rukers, verni par Martin. Au juste 1,800 livres. 5 septembre 1763.
Un clavecin organisé, 600 livres, octobre 1763.
Un bon clavecin brisé, 7 mai 1763.
Deux clavicordions faisantles forte et les piano et imitant la harpe le luth, etc. Prix : l’un, 12 louis et demi ; l’autre, 9 louis. 11 févrie 1 * 1765 (2).
Petit clavecin d'ivoire à ressorts, 4 mars 1765.
Clavecin verni et peint par Martin. Prix 930 livres. 20 février
(i'i La dénomination de clavecin appliquée au piano forte, a subsisté jusqu’aux premières années du xix» siècle. Le nom avait passé de l'instrument disparu à l’instrument qui l’avait remplacé. Un grand nombre des morceaux destinés au piano, de 1790 à 1810, en font foi.
(2) Le clavicordion est l'ancètre direct du piano. L’attaque est identique sur les deux instruments et le mode de percussion permettait le « nuancement ».
Excellent clavecin de Rukers André, de 1608 ; grand rav. et claviers de Blanchet, orné de très belles peintures en dehors et en dedans, avec pieds sculptés et dorés, 2,400 livres, 23 mai 1765.
Un excellent clavecin à marteaux faisant les piano et les forte. Prix, 9 louis et demi, 8 juillet 176.5 (1).
Clavecin brisé de Marius, i 5 o livres, 7 octobre 1765.
Clavecin brisé à 5 louis, 4 avril 1766.
Clavecin à 400 livres, 11 juin 1765.
Un autre à 3 ,ooo livres, 2.5 novembre iy 65 .
Clavecin de Rukers, 25 louis, 1780.
Très bon clavecin de Rukers, 600 livres, 19octobre 1780.
Beau clavecin peint par Téniers, 3 o décembre 1780.
Petit clavecin d'une forme nouvelle, à 3 registres, jeu de buffle ; clavier de ,5 octaves. Chez Schnell, facteur de clav., rue St-Hyacinthe. Entre le 2 janvier et le 14 février 1780.
Clavecin de Richard à 3 oo livres, 27 juin 1780.
Un clavecin organisé en noyer, 12 février 1767.
Clavecin d’André Rukers, carré, à deux cordes (duch. de Lorges), 28 mai 1767.
Un excellent clavecin, chef-d’œuvre de Rukers, renfermant une épinette richement ornée et décorée d’un tableau de Wateau, représentant un concert d’animaux, 3 odécembre 1767.
1 clavecin de Jérosme, 3 louis, 5 février.
1 clavecin avec jeu de luth, i6mars.
Clavecin de Louis Denis, 1702, 3 oo livres, 9 avril.
Joli clavecin d’une forme unique, en hauteur et en forme d’armoire avec corniche au-dessus ; grand tiroir au-dessous du clavier et pied debiclie, 26 octobre 1775 (2).
1 clavecin de Rukers, 3 o louis, 27 avril.
Clavecin de Rukers avec pied d''ébène doré, i* r mars 1766.
Clavier de Jean Loth, de Cologne, 1,200 louis, 3 février.
Clavecin de Richard, 400 livres, 3 février.
Clavecin à gr. rav. peint eu vert d’eau, rechampi en lilas, 3 oo liv., i2févr. 1768.
Excellent clavecin de Rukers à deux côtés, formant un carré long et 4 claviers joliment peint, 1,000 livres. 2 mai.
Clavecin àpédales, 20 juin 1768(3).
Clavecin de Rukers, 400 livres, 10 mars.
(1) Même observation que dans la note 11).
(2) Le piano-girafe, construit en 1804 par Wad et Bleyer, de Londres, n’a fait que reprendre une forme « lancée » en 1775.
(3) Clavecin augmenté d’un pédalier, tel qu’il en existe un modèle au Conservatoire des Arts-et-Métiers.
Clavecin avec sourdine, sculpté et doré par Vincent et orné de bronze dorés d’or moulu, Sup. 27 février 1769.
Clavecin de campagne qui se démonte, 3 oo livres, sup. i 3 mars.
3 clavicordes à rav. très commodes pour emporter à la campagne et moins assujettissants que les clavecins à plumes, i cr juin.
Plusieurs clavecins à 5 et 6 louis.
Clavecin neuf à 5 oo livres.
Clavecin de Rukers à 600 livres.
Clavier de Schirkman (Jac) de Londres, 1,200 livres, 3 mai 1770 (i).
Clavecin à marteaux (piano forte), sup., 8 août 1770.
Clavecin de Jean Couchet, d’Anvers, ayant 5 tons de plus que les clav. à grands rav. et dont toutes les cordes basses sont en argent doré, 1,000 livres. Il en a coûté 3 ,000, 10 septembre 1772.
Clavicorde à grand rav. propre pour étudier et pour composer, 20 septembre.
Clavecin de Rukers dont les claviers sont de Blanchet et peint en aventurine, i 5 février 1773 (2).
Beau clav. à grand rav. en plumes et peaux d’Angleterre, 55o liv. 23 février.
Très bon et très ancien clavecin dont les basses sont admirables, 3 oo livres, 5 avril.
Clavecin à grand rav. peint en noir, 3 oo livres, 24 juin.
Très beau clavecip de Rukers doré en plein et peint en mignatures avec tableau dedans, 24 juin.
Clavicorde à grand rav., 10 mai.
Clavecin de Machy, 1713-1774.
Clavecin de Stella, 1714.
Clavecin à troquer contre piano, 7 octobre 1776 ( 3 ).
Clavecin de Rukers, 3 o louisf, 24 juin.
Clavecin à grand rav. fait en 1612 par Rukers, supérieurement peint par Van der Meulen, orné de bronzes. Il a été mis en état par le sieur Pascal Taskin,artiste célèbre. Il contient 4registres, dont un est le jeu de buffle inventé par ce facteur. 11 est composé de six mouvements que l’on change avec le genou sans retirer les mains dè dessus le clavier ; ce qui donne le piano, le forte et le crescendo de la manière la plus nette et la plus sensible. Prix : 260 louis comptant, chez
(1) C’est sans doute clavecin qu’il faut lire.
(2) L’aventurine est une sorte de laque parsemée de paillettes d’or.
( 3 ) C’est le commencement de la débâcle pour le clavecin à plumes. (Voir ci-après la note 2 page 16).
le sieur de la Chevardière, maître de musique, rue du Roule, 23 janv. I777W,
Un clavecin à plusieurs jeux imitant la harpe et le forte piano dans une boîte de vieux lacque de Chine, 6 mai 1777.
Excellent clavecin de Rukers avec une épinette sur la même table, 12 mai (2).
Clavecin à quatre jeux, 600 livres, 17 février.
Clavecin de Rukers d'un genre nouveau faisant la flûte, le haut-bois et la voix humaine. Le tout par un flamand nouvellement arrivé à Paris. Chez le sieur Goërmans, marchand de clavecins et de harpes, rue de Limoges, 5 février 1778.
Clavecin d’André Rukers fait en 1606 avec une bonne épinette du même auteur qui y tient ; peintures de Watteau et superbes dorures. Le pied doré en plein, prix, 100 louis. 11 en a coûté plus de 4,000, il va deux ans. 11 n'y a aucune réparation à faire. S’adresser Hôtel de Novion ,rue de la Planche, 20 décembre 1778 ( 3 ).
Clavecin d’André Rukers (i 63 o), 4,000 livres, i cr janvier 1778.
Clavecin d'André Rukers à 2.5 louis, i cr janvier 1778.
Clavecin d’André Rukers à 1,000 louis, en a coûté 2,000, 12 novembre.
Petit clavecin neuf qui se met dans une malle, i 3 mai 1770.
Petit clavecin italien à doubles sautereaux et à grand rav. se ployant en 3 pour être emporté à la campagne, i 5 septembre.
Clavecin de Rukers, verni par Martin, 24 octobre.
Clavecin de Rukers, fond en or, avec des figures d’Audran, 24 novembre .
Clavecin à rav. brisé en 3 parties et pouvant se transporter à la campagne, 4janvier 1782.
Excellent clavecin d’un bon maître, doré sur les corps ; le pied en gaîne avec banquette et pupitre, 6 janvier 1782.
(1) La substitution du buffle à la plume, fut un grand événement dans la fabrication du clavecin. Elle transformait la sonorité de l’instrument, et lui donnait un moelleux, une rondeur, une durée inconnue jusque-là, et que le fragile bec de plume de corbeau ne pouvait réaliser. C’est en 1768 que Taskin la produisit. La description de ce magnifique clavecin indique le summum de perfection et de richesse atteint par l’instrument au moment où il allait disparaître.
(2) La forme de cet instrument était rectangulaire, l’épinette remplissant le creux formé du côté droit par le prolongement en pointe du clavecin à queue. Nous avons pu voir un clavecin avec épinette dans la collection Snœck (n° 202 du catalogue éd. 1894).
( 3 ) Ce fastueux instrument, qui coûterait 12.000 francs de notre monnaie, en tenant compte de la valeur proportionnelle du numéraire entre le xvm e siècle et l'époque où nous vivons, paraît semblable à l’instrument qui fait l’objet de la note précédente.
Clavecin deWatterScà grand rav. verni en noir; filet d’or; 600 livres, 8 janvier.
Clavecin de Waters à 2 claviers et à rav. petite octave et jeu de luth verni en vert avec dentellesd’orà troquer contre un forte piano. Il a coûté nud 600 livres. i«r mars (1).
A troquer un clavecin d’un bon maître contre un cabriolet à la mode, 2 mars (2).
Clavecin de Benoît Stellé, 6 mars.
Clavecin de Couchet refait à neuf et mis à grand rav. par P. Taskin, avec des peintures précieuses et mécaniques au pied pour varier le jeu de 10 à 12 manières (décès de M. Demarville, receveur général des finances, rue du Sentier).
Clavecin orné de peintures de Favanne avec riche pied d’or, 3 o avril.
Clavecin de Dumont, 1680, 10 louis, 7 mai.
Bon clavecin de bois d’acajou, à grand rav. à jeu de buffle et sourdine, 25 louis, 6 janv.
Clavier de Rukers à grand rav. avec 4 registres, jeu de buffles et mécanique pour les crescendo et les diminuendo chez le sieur Schneller, facteur de clavecin, Marché des Enfants Roug-es, 10 janv.
Excellent clavecin de Rukers à g rands rav. avec claviers de Blanchet, nouvellement peint en vert à filets d’or, i,5oo livres chezM. le Normant d’Etioles, rue du Sentier, 14 juin.
Très bon clavecin à grands rav. et à mécanique, avec jeu de basson de buffle, petite octave, petit jeu d’épinette, 17 avril.
Clavecin de Henri Ilenisch, ^septembre.
Ancien clavecin de Rukers, 5o louis, 19 novembre.
Joli clavecin peint en vieux laque, ayant autant de son qu'un plus grand, 5 louis, i 5 décembre.
Cn très bon clavecin de 40 louis, 29 décembre.
Clavecin à rav. peint en gris, à filets d’or.3olouis. Prudent, facteur d’instruments, rue Dauphine, chez un pâtissier, 3o décembre.
(0 II s’agit d’un poncis en imitation de dentelle encadrant le panneau et les eclisses du clavecin. Nud, c’est-à-dire sortant de l’atelier, avant d’étre livre aux décorateurs.
. ^ ous ., a y ons indiqué à la note 3 page 14 le commencement de la debacle : il n’y a plus rien à ajouter »
Cy-gitle clavecin.
Forte-Piano
Forte-piano organisé de 5 jeux. 5 juillet 1780 (1).
Beau piano-forte en bois d'acajou 18 octobre (2).
Beau forte-piano par un ouvrier qui arrive de Londres, 12 décembre ( 3 ).
Forte-piano anglais avec touches blanches, 22 décembre ( 4 ).
Forte-piano de Zump, organisé d’une flûte, hautbois, galoubet, basse et basson. Prix 48 louis, 23 décembre.
Forte-piano de Beck, organisé par le sieur Dallery, et où il y a flûte, hautbois, basson, fifre et tambourin, 29 décembre (6).
Forte-piano fait parle facteur de la reine d'Angleterre, 2,5 louis 2 avril.
Forte-piano en forme de harpe renversée. Le son en est beaucoup plus fort que dans les autres (chez Schnell) 21 avril 16 .
Forte-piano à gr. raval., 3 oo livres, 5 avril 177.3.
Forte-piano à pédales, 28 octobre.
Excellent piano-forte à gr raval. choisi sur 12, par les maîtres les meilleurs de Paris. chezM. Le Berton. directeur de l'Opéra, rue St- Nicaise, 17 janvier 1774 7).
Forte-piano excellent et très propre, plus long de 9 pouces que les forte-piano ordinaires, 7 février 1774.
(1) Le piano, comme le clavecin, était susceptible, par un mécanisme
ingénieux de pilotes, de recevoir l’adjonction d un ou de plusieurs ieux d’orgue. J
(2) En même temps que la vogue du piano on peut signaler la faveur du bois d’acajou substitué, dans la construction de 1 instrument à clavier au bois de tilleul, lequel était toujours recouvert de peinture ou de laque’
( 3 ) Les premiers pianos introduits en France étaient fabriqués à 1 ondres On appela longtemps l’instrument piano anglais. Plusieurs mentions qu’on trouvera plus loin fixent la valeur particulière des pianos arrivant d’Outre- Manche.
(4) Les claviers étaient généralement, au xvm* siècle, composés de touches noires pour les tons diatoniques, et de touches plaquées d’os de vache pour les dièzes. Toutefois un grand nombre d’épinettes et de clavecins du xvi* et du xvn* siècle avaient des claviers semblables à ceux du piano actuel. L’inversion des teintes des touches, à une époque ultérieure, fut due, apparemment, à un renchérissement de l’ivoire Les premiers pianos eurent, presque tous, leurs dièzes noirs, et le reste du clavier plaqué d’ivoire.
( 5 ) Dallery fut un des facteurs d’orgue les plus réputés du xvm* siècle On lui doit nombre d'inventions intéressantes et ingénieuses.
(6) C’est l’aspect du piano à queue, ou mieux de l’epinette à l’italienne
( 7 ) B faut lire Berton et non Le Berton.
Très bon piano en bois d’acajou chez M. de Virbès, marchand de clavecins rue des Belles-Etuves, 21 juillet (1).
Excellent piano forte fait en 1772, 8 août 1774.
Porte-piano presque neuf, i 3 louis 1/2.
Forte-piano organisé, 40 louis, I er avril.
Bon forte piano fait à Paris, avec son étui doublé d’espagnole tte, 12 louis, 5 septembre (2).
Un piano-forte, i. 5 o livres, 12 décembre.
Piano-forte organisé par Clicquot, chez le sieur Grétry, rue Traversière-St-Honoré, 5 o louis, 9 juillet 1778 (3).
Deux forte-piano à 10 louis chacun, i* r janvier.
Piano de Zump, 22 louis, 16 novembre,
Forte-piano qu'on peut mettre dans une malle pour voyager, 4 février 1779.
Bon forte piano, en bois d’acajou, 25 mai.
Piano-forte français, 12 louis, 22 septembre.
Piano-forte avec jeu de flûte, fifre, hautbois, basse, contre-basse et basson, 21 novembre.
Piano arrivant d’Angleterre, 25 louis, 3 i décembre.
Bon forte piano de 14 louis, 12 janvier 1782.
Un très bon forte-piano de Alerken, 14 janvier.
Très bon forte-piano à vendre ou à troquer contre un violon de Stradivarius, d’Amati v sauf retour), 25 août 1782 (4 .
Le sieur Cousineau luthier breveté de la Reine, rue des Poulies, a reçu des forte-piano de Londres, 14 octobre 1782 (5)
Forte-piano de Berk, 20 décembre.
Forte-piano anglais enrichi de peintures et d’ornements, 3 o décembre (6).
(F M. de Virbès, était aussi organiste de St-Germain-l’Auxerrois. Il construisit, en août 1708, un clavecin merveilleux réunissant dix jeux différents, dont un s'annonce comme « une fanfare de luth à trois gradations de piano forte. » L'indication n’est pas très claire, mai le résultat devait être fort curieux ! Il y avait môme « un carillon de cloches ».
(2) L espagnolette était une sorte de droguet qu’on fabriquait à Rouen, Beauvais, et Châlons-sur-Marne.
( 3 ) Ce piano organisé du célèbre musicien était annoncé pour la première fois le 18 janvier i77ôau prix de 5 o louis. Il revenait le i 3 mai 1777. La défaite, on le voit, en fut pénible.
(4' L’indication est intéressante en ce qui concerne la valeur des violons de maîtres italiens. Un très bon piano-forte,avait, à ce moment, une valeur relativement considérable.
( 5 ) Cousineau était, surtout, facteur de harpes.
(6) Le piano était, d’ordinaire, en acajou. Rarement on lui appliquait la décoration habituelle des anciens clavecins Celui-ci est donc une exception. Ajoutons que, à notre époque de trucage, nombre d anciens petits pianos Arces ont été laqués. Il est important de ne pas confondre.
Un grand buffet d’orgue dans une armoire en marqueterie de Boule, 6 mars 1762 il).
Un orgue de Barbarie dont le coffre est de la Chine. (Après décès de M. le Boutilles de Romenil.) 22 novembre.
Orgue en forme de console II est à un clavier et à grands rav. avec bourdons et flûtes; s'adresser au S r Sommor, rue Saint-Jacques, 24 octobre.
Buffet d’orgue en forme de commode, 27 février.
Très beau buffet d’orgue sculpté et doré avec des portes de glaces. Il y a 8 jeux au grand orgue et 6 au petit, 17 juillet (2j.
,Un buffet d’orgue portatif, verni à neuf et composé de 6 jeux, 10 mai.
Orgues en table, 19 juin ( 3 ).
Orgue en table avec un jeu de chromorne, fait par Berthoult, 3 oo livres, 23 février ( 4 ).
Un bel orgue allemandjouant 12 airs différents, 16 avril 1761 ( 5 ).
Un petit orgue d’accompagnement, portatif comme une table, composé d une flûte avec un soufflet double, 22 novembre.
Un bon buffet d’orgue composé de 3 jeux et 2 claviers renfermés avec le soufflet et le pupitre dans une table de tric-trac, 26 novembre.
Buffet d’orgue portatif à plusieurs jeux, verni et doré, 24 janvier 1763.
Orgue dans une table, 6 octobre.
Un buffet d’orgue dans une table très propre avec ravall. d’ébène et d’ivoire. On fait aller soi-même le soufflet avec le pied, 4 juillet.
Orgue de chambre par Dallery. 3 novembre 1780.
Un petit orgue portatif tout neuf à grand travail, 8 janvier 1767.
Un orgue en forme de table et un en forme de secrétaire, supp. 4 mars 1775.
Orgue en table bien conditionné, i 5 o livres, 12 juin 1769.
Orgue en table à 2 claviers, regale et flûte, 17 mai 1780.
Orgue en forme de secrétaire blanc et or. 8 novembre.
(1) Fréquemment, dans les anciens inventaires, la partie est prise pour le tout : clavier veut dire clavecin et buffet d’orgue signifie l’orgue lui-même.
(2) Au petit , c’est-à-dire au positif, ou au récit.
(3) Dom Bedos donne la description complète d’un jeu de quatre octaves enfermé dans une table. Le soufflet, cunéiforme, est actionné par une pédale-semelle. Les anches sont fixées dans un peigne longitudinal avec un simple noyau pour tout corps de résonnance. C’est, en somme, l’ancien jeu de régale.
(4) Ce jeu de chromorne n’est autre chose que le jeu d’anches décrit précédemment.
( 5 ) Il s’agit, on le comprend, d’un orgue à mécanique fonctionnant automatiquement.
Un véritable orgue de barbarie fait par les sauvages. 21 juillet 1774 (*)•
Orgue en table ayant coûté 6<>o liv. 11 est tout neuf. On le donnera pour 3 oo liv., 19 décembre 1776.
Petit orgue en table, grands raval., i 5 o liv., 1 janvier 1779.
Orgue en forme de commode, i 5 o liv., 3 août 1770.
Orgue en table, 21 mars 1781.
Cabinet dorgue en forme de bibliothèque ayant 6 pieds 1/2 sur 3 1/2 de large et 21 pouces de profondeur, à raval. de fa à fa. Il y a bourdons, prestant, dessus de 8 pieds, basse de basson et hautbois, 3 janvier 1782 (2).
Petit buffet d’orgue à 2 claviers et 7 jeux, 9 janvier.
excellent orgue en table de Nico.t, 19 mars.
Violes
Une basse de viole dorée, i 3 janvier 1755 ( 3 ).
Une très belle viole d’Angleterre faite par Henry Jaye en 1629. Elle a coûté 1.200 livres, mais elle sera donnée à bon compte. S’adresser chez le sieur Charpentier, rue Tiquetonne, à la guitarre royale , 21 avril 1755 (4).
Une excellente viole d’Angleterre de Henry Jaye, de la dernière beauté, faite en 1629, avec son étui, 24 juillet 1760. Elle a coûté à Londres, en 1716, 5 o guinées, soit 1.200 livres, on la laisse à 600.
La basse de viole de feu M. Marais, rue des Prouvaires, iq juin 1761 ( 5 ).
(1) On croît, d’ordinaire, que les premiers orgues à manivelle furent construits par un facteur italien nommé Barberi. La provenance exotique de celui-ci donne raison à l’appellation commune : orgue de Barbarie.
I*).,Table, console, bibliothèque, commode, secrétaire, armoire, tout le mobilier du xvut® siècle parait disposé à recéler ce jeu de régale qu’on logeait, au xvi« siècle dans des coffres, des livres ( bibelregal) et même dans des coussins. .Voyez Collection Snoeck.)
, t pA Paremment il s’agit d’une basse de viole à tête sculptée et dorée. (41 L Angleterre a été le pays d’Europe oû la viole fut le plus en faveur, vr fact . eur réputé. On peut se rendre compte du mal que donna la
deiaite de cet instrument merveilleux. On la retrouvera annoncée en 1766, onze ans plus tard. Le violoncelle, a cette époque, avait définitivement remplace, au concert, la viole de gambe qui n’avait plus accès que dans les reunions de musique de chambre. (Lire la curieuse Défense Je la basse de viole contre les entreprises du violoncel ... par l’abbé Leblanc.)
( 5 ) Marin Marais, auteur de l’opéra Alcyone , fut un des plus remarquables violistes du xvii e siècle. Ses pièces firent fureur. Né en i 656 , il mourut en 1720 laissant dix-neuf enfants presque tous musiciens.
2 bonnes violes d’amour, l’une de Castagnery, renfermée avec un violon d’amour dans un très bel étui ; l’autre, allemande, dans un étui ordinaire, i 5 juin 1761 (1).
Une bonne viole d'un ancien maître. 5 o livres, 16 mai 176.3.
Viole d’amour, 24 janvier 1780.
Pardessus de viole, 6 louis, 5 février 1767 (2).
Un bon pardessus de viole, 5 louis, 2 mars 177S.
Une bonne viole d’amour dans le nouveau goût à 12 cordes dont 6 de fil de laiton, avec l’archet et l’étui, prix 25 louis, plus un joli tambourin avec la flûte, i5 juin 1775 (3).
Excellente viole faite à Londres par Henry Jaye, avec étui fermant à clé. Elle a coûté 1.200 livres, on en a refusé i. 5 oo à Paris, au temps oû la viole était en faveur, 17 février 1766.
Basse de viole, 7 mars.
Viole de Castagnery, 120 livres (4).
Pardessus de Guersant, 3 louis, 3 mai 1770.
Pardessus de viole à touches d’ivoire et à 5 cordes de Salomon, i 5 mars 1773 (5).
Le pardessus de viole de feu Mlle Lévy, fort estimé, 12 décembre 1776 (6).
Pardessus de viole de Gaviniès, i3 mars 1777.
(1) Le violon d’amour, succédané de la viole d’amour, était monté des quatre cordes ordinaires et d’un certain nombre de cordes sympathiques. Il y avait aussi des quintons arrangés comme la viole d’amouret accordés : so/, rè % la , ré , sol , et montés en outre de 5 ou de 6 cordes d’acier passant sous la touche. (Il s’en trouve un exemplaire signé de Salomon, au Musée du Conservatoire de Bruxelles.)
(2) Le pardessus de viole, maladroitement confondu, de nos jours, avec le quinton, avait le corps d'une viole, tandis que le quinton a ie corps du violon. Le pardessus était accordé, sol. do , mi, la, ré (chanterelle).
(3) On se demande en quoi la viole d’amour cy-énoncée répond au nouveau goût. C’est plutôt l 'ancien goût qu’on aurait dû mettre, car, en i-~5, presque toutes les violes d’amour avaient 7 cordes en boyaux et 7 cordes de résonnance.
Le tambourin de Provence n’allait jamais sans le gaboulet à 3 trous, soprano du flageolet.
(4) Guersan a fabriqué un nombre considérable de pardessus. Tous les amateurs de lutherie connaissent ses violons d’un vernis jaune. On le rend responsable, à tort, de la substitution du vernis à l’huile en vernis à l'alcool. Il n’est pas le premier à avoir adopté ce dernier vernis qui, au point de vue commercial, a une dessiccation rapide, l a lutherie de Guersan est estimée. Beaucoup de ses pardessus ont le fond à baguettes, c’est à dire composé de bandes noirâtres et jaunes alternées.
(5) Les violes, primitivement, avaient, sur la touche, des divisions par demi-tons, comme la guitare. Elles entraient, par là, dans la catégorie des instruments à sons lixes. Depuis longtemps (en 1773), ce système de division était abandonné.
16) Mlle Lévy lut un des derniers professeurs de viole. Elle était née en 1715. Elle avait pour clientèle les dames du plus grand monde. On a gravé d’elle six solos pour l’instrument.
Bonne viole d’amour à 5 louis, 9 août 1779.
Viole d’amour avec étui fermant à clé, 5 louis, 26 août 1782.
Une viole d’amour de prix. 18 octobre 1759.
3 o basses de viole provenant du décès d’un luthier, rue du Four, vis-à-vis St-Eustache, 10 décembre 1769.
Pardessus de viole à 6 cordes ; c’est un ancien violon de Guersant qu’on a fait monter en pardessus, 22 novembre 1762.
Trompettes marines
Trompette marine provenant du décès de Marchand, ordonnateur de l’Académie royale de musique, 27 septembre 1756.
Trompette marine provenant de la vente, après décès, de Bouchardon, i 3 décembre 1762 (1).
Guitares et Assimilés
Une excellente mandoline faite par le plus habile luthier de Gênes, 26 septembre i- 53 .
Guitare et étui de maroquin, 17 mars 1755.
Guitares fort rares (décès d’Oudry), 3 o juin 1755.
Excellente guitare d’Italie, 17 mars 1759.
Une belle guitare garnie de nacre de perles et d écaillé, n août
Une belle guitare d'Espagne, faite par le fameux Fernandez de Séville, avec étui fort propre, 120 liv , 14 novembre 1760.
Belle et bonne guitare, très ornée, 25 louis, 26 juillet 1761.
Très bon théorbe, mis en guitare, par le S r Voboam, prix: 72 louis, 7 décembre 1761 (2).
Guitare de Voboam, peu chargée d'ornements, 4 louis, 19 avril 1762.
(1) Il serait trop long de donner ici la description de la trompette marine. Cet instrument appartenait au personnel de la Grande Ecurie, mais nous pensons qu’a l’époque où mourut Bouchardon, un des plus célèbres sculpteurs du xvm* siècle, la trompette marine était entrée dans le domaine de l’archéologie, et figurait dans l’atelier de l’artiste au titre de curiosité
(2) Voboam demeurait rue des Arcis. Il était renommé pour la qualité de ses guitares à 5 cordes doubles et pour la richesse d’ornementation dont il dotait ses produits. Il nous reste un certain nombre de guitares à dos de luth qui sont des transformations analogues à celle qui est signalée ici.
Bonne guitare d’ivoire, couleur cerise, garnie de Burgos. Chez Cousineau, luthier, place du Louvre, 23 mai 176.5 1 ).
Guitare espagnole à la capucine, très sonore, 17 octobre 176,5 (2). Excellent cistre fait par Méleng, en 1723 (3).
Guitare de Voboam, 1903. 2179.
Deux guitares de Voboam, bien conditionnées, 9 février 1780.
Deux cistres, l'un anglais, l’autre en forme de luth, fait par Méleng, 2 avril 1780 ( 4 ).
Excellent cistre de Renaud dans sa boîte, 4 novembre 1780.
Jolie guitare à 80 livres, 1780.
Guitare de Voboam, faite en 1684, .5 janvier 1768.
Un bon luth de Michelot, monté en guitare, 2 mars 177.5 (5). Guitare de Voboam, très ancienne, dans un bel étui garni de cuivre doré, 6 louis, 17 février 1766.
Guitare allemande de Méleng, 24 août 1766.
Guitare de Voboam, 9 louis, supp. 29 mars, 1769.
Excellente guitare de Voboam, à corps d’écaille, avec filets et losanges d’ivoire et divers ornements en nacre de perles, 17 août 1769.
Belle guitare couverte d écaillé avec des Heurs de nacre de perles incrustées en mosaïque, supp. an 1770.
Une mandore, 4 octobre 1771 (tf).
Vieux luth monté en guitare, 28 juin 1773.
Luths provenant de la vente veuve Louvet, i 5 mars 1773 ,7).
Un luth, 6 mai 1773.
Un luth neuf, 8 juin 1773.
Cistre ou guitare allemande, 20 décembre 1773.
Cistres du Tyrol, à 5 et 6 louis, 14 mars 1774.
Mandoline à 6 cordes doubles avec son étui, 26 septembre 1774.
Un luth monté en guitare par Michelot, 8 décembre 1774.
(1) Il y a là, évidemment, une indication inexacte. L’ivoire couleur cerise est un non-sens.
{2} Les guitares à la capucine avaient le fond légèrement bombé, mais la table avait quand môme le contour exact des guitares plates.
( 3 ) Le cistre était monté de cordes doubles en métal. Sa forme était à peu près celle d’une poire coupée par le milieu 11 y en avait à fond plat, avec éclisses basses, et d’autres à fond bombé comme le luth.
(4) Le cistre anglais, plat, avait une mécanique placée au-dessous de la tète sculptée. Des vis sans fin étaient garnies d’un aileron à la partie supérieure pour accrocher les cordes. On montait la corde en tournant la vis de droite à gauche au moyen d’une clé de montre.
( 5 ) 11 est assez étonnant que Michelot qui travaillait vers la lin du xvm« siècle ait fabriqué des luths, instruments complètement abandonnés dès le commencement du règne de Louis XV.
(6) La mandore faisait un dessus au luth. Elle était montée de 4 cordeis
(7) Les Louvet (Pierre et Jean) tiennent un rang des plus honorables dans la lutherie du xviii* siècle. Ils labriquèrent quantité de vielles, de violes d’amour et de harpes
Cistre anglais d'un excellent auteur avec une mécanique très solide pour l'accorder, 12 décembre 1774.
Guitare en luth, 22 août 1774
Cistre en bois de cèdre, en forme de luth, à 2 manches et 4 basses, fait par Laurent, avec une clé pour hausser le ton, et un étui bien doublé, 3 i juillet 1777 (1).
Mandoline à 6 cordes, 20 février 1777.
Bonne guitare, 120 livres, i 3 mars 1777.
Guitare de Saunier, i 3 mars 1777.
12 grands cistres à grandes basses, neufs (2).
7 guitares espagnoles, dont 5 plates et 2 en luth. 2ôoctobre 1777
Cistre anglais à mécanique, dans un étui superbe, 3i janvier 1779.
Guitare de Salomon, 4 louis, 26 novembre 1778.
Cistre en forme de guitare allemande, en acajou, garni de nacre de perles et de bois d'ébène. 240 liv., 3o juin 1779.
Cistre ou guitare allemande, en bois d'acajou, garni de nacre de perles, son et travail remarquables, d’un prix plus élevé que celui des autres, 6 octobre 1779
Cistre d’un bon auteur ayant coûté 72 livres.
Cistre en bois d'acajou et bois de rose garni en ivoire, 10 avril
Luth à vendre rue des Blancs-Manteaux.
Bonne mandore de Melleng, 10 janvier 1782.
Jolie mandoline de Naples ornée de nacre de perles et d’écaille, 10 mai 1782.
Très bon cistre en forme de lyre, 18 juillet 1782.
Cistre allemand de Saint-Paul, 4 octobre 1782.
Cistre de 24 livres, 18 octobre 1782.
Bonne guitare augmentée de deux cordes à la basse, 20 octobre 1782.
Très bon cistre de Melleng avec sa méthode de Pollet, 72 livres, 28 octobre 1782 ( 3 ).
(1) Il s’agit d’un cistre théorbé, c’est-à-dire augmenté d’un manche en ressaut pour les basses. Le véritable nom de l’instrument ici noté est : cistre-théorbe à rouet. Au-dessous du chevillet des cordes basses, un petit cylindre commandé par une clé et garni de dents, faisait, en tournant d’un demi-tour, monter d’un demi ton les cinq cordes basses.
(2) Il est peut-être inexact d’établir une délimitation entre les cistres ainsi désignés et les théorbes. Les instruments augmentés de cordes basses à vide dont Renaud et Châtelain, en particulier, ont construit un grand nombre, n'étaient autre chose qu’une transformation de l’ancien théorbe tel qu’il était pratiqué au xvn* siècle.
( 3 ) Pollet était maître de cistre. C’est à lui qu’on doit la musique de la romance fameuse : « Fleuve du Tage », dont le titre exact est : « Les Adieux du Troubadour »,
Guitare susceptible d etre montée en cistre. Hénocq, luthi r, rue Seine, 14 novembre 1782.
Bonne guitare de Saunier. 4 louis, i 3 octobre 1782.
Très bonne guitare ayant coûté 6 louis, 18 octobre 1782.
Une lyre d’amour, 20 décembre 1762 (1).
Hampes
Très bonue harpe de Salomon, i cr avril 1762.
Harpe à pédales en bon état, i 5 louis, 14 février 1765.
Harpe à pédales à la nouvelle mode, 4 avril 1765.
Harpe peinte à la mode du Japon, 2 louis, 2.5 octobre 1780.
Bonne harpe de Louvet et son étui, 10 louis, 2 janvier 1780.
Une harpe à pédales peinte et dorée par Martin et ornée de bronzes dorés d’or moulu, 20 louis. Elle en a coûté 60, 9 avril 1767.
Une très belle harpe à la Grecque par Salomon, 25 mai 1767 (2).
Une harpe dorée et ci pédales, 486 livres, 19 octobre 1767.
Une belle harpe de Nadermann dont le corps est en argent, 26 juin 1775.
Harpe à pied faite en palmier, dorée, 12 louis, 26 mai 1766.
Harpe de Salomon, 20 louis, 3 janvier 1767.
Une belle harpe dorée en ors de plusieurs couleurs ayant coûté 4,3 louis, 14 janvier 1768.
Belle harpe ayant coûté 40 louis, supp. février 1768.
Bonne harpe pour une personne de 12 à i 3 ans, avec étui, 4 novembre 1774.
Harpe ayant coûté 80 louis pour 25 , 20 septembre 1774.
Très bonne harpe ayant coûté 40 louis à 25 , 23 janvier 1777.
Harpe dorée et bien peinte à 400 livres au lieu de 700, i 3 mars 1777, Harpe de Naderman dont le corps est d’un seul morceau, 16 louis 3 o juin 1777.
Harpe de Cousineau avec étui et couverture de Berg-op-Zom, 432 livres, 11 août 1777 ( 3 ).
Harpe de Cousineau, 12 louis, 3 o janvier 1777.
Harpe de Salomon, 3 oo livres, i 3 mars 1777.
(1) En quoi consistait une lyre d’amour - Il nous a été impossible de le découvrir.
(2) C’est-à-dire orné de feuilles d’acanthe, de grecques, de portes et autres ornements « néo-grecs » bien dans le goût du temps.
( 3 ) Le Berg-op-Zoom était une sorte de ratine.
Harpe de Cousineau, 1 5 louis, 10 juillet 1777.
Harpe de Krupp, 23 louis, 14 juillet 1777.
Harpe de Cousineau en bois de cèdre, 24 juillet 1777.
Harpe en laque, 2 septembre 1779.
Harpe de Holzman ayant coûté 3o louis, 7 mars 1781.
Belle harpe de Nadermann qui a coûté 5 o louis, prix : 1.000 livres 19 mars 1782.
Harpe dorée, à i 5 louis.
Petite harpe simple à 12 louis chez Burkoffer, marchand de harpes. 6 avril 1782.
Bonne harpe de Cousineau avec belle mécanique de Welters 18 juin 1782.
Harpe de Naderman dorée, 1.200 livres, 7 septembre 1^82.
Harpe de Krupp, 3 oo livres, 18 octobre 1782.
Belle harpe ayant coûté 18 louis de Holzman, 6 novembre 1782.
Vielles
Vielle de Lambert, io septembre 1753.
Vielle organisée de Louvet, 10 janvier 1757.(1).
I ne bonne vielle ornée de trophées et de nacre de perles, u juillet 1759 (2).
Une vielle organisée par Méleng, rue des Orties, 7 septembre 1765.
Vielle organisée 72 livres, 28 août 177.5.
Vielle organisée de Méleng- (neuve) 78 livres, 12 octobre 1770.
\ ielle très ornée et fort harmonieuse, i« r décembre 1775.
\ ielle de Louvet ayant coûté :o louis, à céder pour cinq ; u septembre 1768.
Vielle de le Lièvre, 72 livres, 1770.
Vielle organisée, neuve, à 3 jeux.
1 lageolet, flûte et vielle, jouant ensemble ou séparément avec une invention nouvelle pour l’accorder, i3 janvier 1777.
a O, 1 ,, ,? n eut . ll 3 e . e de construire des vielles montées sur un petit buffet pn°^om P? rtatlf a un ou deux jeux. En pressant sur la touche on ouvrait, ctne tem P? lue la corde sonnait, une soupape donnant au vent accès flft t*p àü* p om, J ller ou peigne où les tuyaux étaient rangés à la façon d’une vrer ?e sonfiw 3 t® 3 "? dr , 01te ’ 9 U1 d’ordinaire tourne la roue, faisait rnanœu- L exec .utant pouvait, à son gré, se servir seulement de la vielle a cordes, reunir les sons de la vielle et des tuyaux d’orcue 011 l°uer ’orgue indépendamment des cordes. } u orgue, ou
corat fs Sl pî ,rS i Vlelle f avaient . des ornements d e nacre, formant sujets décordes ’ mcrustés sur ,e couvercle du clavier, le pont, el le tire-
Vielle en forme de luth 4 louis, 20 janvier 1778. (1) Vielle de 24 livres, 20 mai 1782.
flQusettes
Une très bonne musette de Chefdeville ayant deux robes. Le prix est de 7 louis, 26 août.
Une bonne musette d’ébène et d’ivoire garnie d’arg ent avec sa boîte, 25 novembre 1766.
Une très bonne musette de Chefdeville montée en ivoire et presque toute neuve. Les clés sont en argent. Elle sera vendue avec sa boîte, 6 décembre 1756.
Belle musette de Chefdeville garnie en or, 11 janvier 1768.
Une musette haute et une autre basse avec sa robe de gros de Naples à galons et à crépines d'or, supp. 29 février.
Musettes curieuses faites par S r Luzy habile facteur en ce genre, sa demeure est rue Mazarine, chez le sieur Vezieux, limonadier,
12 septembre.
Muzette de Chefdeville à 8 louis (s'adresser chez le Président d’Hozier) 18 juillet.
Musette avec touches d’argent et 3 fourreaux dont 1 de velours bleu galonné d’argent, 2 janvier 1769.
Une musette pour accompagner la voix et magnifiquement habillée,
1 3 juillet 1772.
Deux bonnes muzettes, Tune basse de Chefdeville, l'autre organisée de Luzy, 5 louis chacune, 16 mars
Trois musettes organisées des sieurs Chefdeville et Lavigne. Les robes riches et comme neuves, 17 juin 1773.
Deux bonnes musettes organisées, l'une basse et l’autre du ton avec de jolies robes, 9 août 1773.
Belle musette de Chefdeville avec ses soufflets, la robe de velours vert à point d’Espagne d’or et les touches d'ivoire montées en argent dans un étui, r.ue Basse-du-Rempart, i 3 , 14 novembre 1773.
Excellente musette de Valois avec belle robbe, 7 octobre 1776.
Trois musettes de Lavigne avec chalumeaux garnis en argent, deux de velours cramoisi et l’autre d’une peau de mouton. S'adresser à la veuve Lavigne, rue Neuve St-Roch, 3 mars.
(1) On divise les vielles en corps de luths, — soit qu’elles aient été montées sur des dontes de luths privés de leur manche, soit qu’elles aient été construites avec des bandes de bois réunies d’après la forme de ces dontes — et en corps de guitare. Les premières ont Je son plus ample, les secondes sont plus faciles à manier.
Belle musette garnie d étoffé d'argent, toutes les touches d’argent et les boucles à pierres, 21 juillet.
Deux musettes de Chefdeville, l'une du ton avec trois tons plus bas qu’à l'ordinaire à chalumeaux d’ivoire étui de beau chagrin et deux robes, l'une de velours ponceau ciselé, galonné et à franges et cocardes d'or ; le soufflet garni de même et ooucles de pierres d’Alençon; l’autre de velours bleu ciselé, galonné et à franges et cocardes d argent ainsi que le soufflet.
La deuxième musette de ton as, à chalumeaux d’ébène et d'ivoire, 2 robbes, l’une de droguet vert garni d'un ruban et d'une ceinture assortie, boucles d'acier, soufflet de bois noir, chalumeaux et leur etm en beau chagrin et l’autre en coton toile à petites rayures travaillées rouge et vert, soufflet de bois noir, ceinture de soie verte à boucles d acier, chez M. d'Igoville, rue de Richelieu, vis à vis le c ; fé de Foy, 3 décembre 1778.
Belle musette à soufflet, couverte de velours. Le galon et les touches d'argent, chez Prévost, luthier, rue de la Venerie. 28 mars 1-82.
Belle musette de Chefdeville avec trois corps d'ivoire, soufflet, clé d argent et trois robbes dont deux de velours, brodées, l'une en or l’autre en argent et une de taffetas, 27 avril.
Bonne musette de Chefdeville garnie en velours, 2 février i ”58 Une joli musette de Lavigne chez le sieur Fleury, luthier, rue des Boucheries-St-Gcrmain, 7 septembre 1708.
Robbe de musette de velours galonné et à franges et à réseaux d’or 24 juin.
Deux musettes de Chefdeville l'Aîné, parfaites et très bien habillées dont une basse à deux octaves et l'autre du son ordinaire aussi à deux octaves, octobre.
Une musette habillée de velours vert galonné d’or, 19 janvier.
, n f musett e habillée de velours 'onquille et dentelle d’argent, o avril 1764.
Une tiès belle musette garnie de deux robbes magnifiquement brodées en or, supp. 9 août.
Une musette organisée, soufflet et robbe couverte en soie, à bon compte, supp. au 9 avril. (1)
Belle musette en ivoire garnie de boucles avec son étui. Elle a coûte il y a quelques années plus de 3 oo livres. Elle est en bon état 32 octobre 1780.
ti. l'i ait 1111 P as ici le sens que nous lui avons donné à l'ar-
rnnmUf S ? lavcc,l ’s et des vielles. Une musette organisée est un instrument bourdon t'Tivpnps 5 ses parties, et possédant grand et petit chalumeaux - 1 indispensables? p e - vent - soufflet ' avec la ceinture et les brassières
Belle musette montée en ivoire très blanc, garnie en argent et richement couverte, portant le nom de Luzy. Elle a coûté 55 o livres, 11 novembre.
Jolie musette montée en ivoire et garnie en argent dans son étui, prix 60livres. Elle en a coûté 3 oo.
Deux musettes satin et argent, 4 mars.
Jolie musette de Chefdeville couverte de velours ciselé couleur noisette, galonné d’argent, 5 janvier 1767.
Une jolie musette avec housse de velours vert galonné d’argent et franges, supp. 3 o mars.
Deux belles musettes E. Si.Mi montées en argent, 21 mars (1).
Belle musette de Chefdeville couverte en velours ciselé et galonné d'argent, supp. 1 3 juillet.
Une excellente musette en bois de grenadille et ivoire, 10 louis, 17 août 1764.
Excellente musette de Chefdeville garnie d’argent, la robbe de velours bleu galonné d'argent, 3o janvier 177.5.
Trois bonnes musettes dont deux de Chefdeville et une de Luzy, prix 3 louis chacune.
Violons
Un violon fort vieux de Crémone, 3 août 1758 (2). Violon et quinton de Crémone, i 3 novembre 1758 ( 3 ).
(B La plupart des musettes étaient dans le ton de G. Ré, Sol. Le ton de Mi constituait la musette basse destinée à la deuxième partie dans les duos.
Le chapitre des musettes comporte peu d’explications. L'intérêt de la publication réside dans l'énoncé de la « garde robe » dont on avait pourvu cet instrument qui fut de haute mode pendant iout le XVIII e siècle. Il n’est pas possible d'imaginer pareille richesse venant rehausser la facture d’un instrument qui, bien joué, pouvait avoir son charme.
(2; Le chapitre des violonsest particulièrement intéressant pour les amateurs de lutherie. Il est inutile de mettre les points sur les I et de faire des remarques minutieuses en ce qui concerne la question des prix.
Nous ferons simplement observer que la qualité d'ancienneté a sa valeur dans l’énoncé des pièces mises en vente. D'autre part on verra que les produits de l’école française du xvm 8 siècle étaient fort appréciés des artistes contemporains.
Nous pensons être dans le vrai, en donnant à la valeur subjective de l’argent au xviii- siècle une importance trois fois moindre de la valeur de l’argent au xx» siècle
En d’autres termes, un objet payé 100 livres en i- 5 o, doit être considéré comme valant 3oo francs en 1907. Ne pas oublier que le louis d’or de France valait 24 francs.
( 3 ) Le quinton était un instrument essentiellement français. Il s’agit donc ici, probablement, d’un violon de Crémone auquel on avait mis un manche plat et une tête pour 5 cordes.
Un violon de Crémone de i 633 , prix : 3 o louis, 23 avril 1761. Violon d amour d'un ancien maître italien, i 5 janvier 1766.
Un violon de Stradivarius, 40 louis, chez le sieur de la Chevardière, rue du Roule, à la Croix-d'Or, 27 avril 1775.
Violon d’Amati, 12 louis, 3 janvier 1766.
Violon de Guersan à 4 louis, 11 août 1768.
Excellent violon de Stradivarius, 5 o louis, n mai 1769.
Violon de Crémone, 12 louis, 7 juin 1770.
Violon de Bocquet, 12 louis, 22 septembre 1770.
Stradivarius à 10 louis, i 3 mai 1771.
Un violoncelle en bon état d’Ant. et de Ger. Amati de Crémone, lequel a appartenu à un roi de France, 25 janvier 1773 (1).
Violon d’amour à 16 cordes, 9 décembre 1773 (2).
Violon de Bocquet à i 5 louis, 8 août 1774.
Excellent violon de Crémone d’Amati, emmanché par Bocquet 8 louis. Il en a coûté 10, 20 décembre 177b.
Violon de Guersan disposé pour être monté en violon d’amour, à 16 cordes, à 4 louis. Il en a coûté 5 , 23 décembre 1776.
Bonne contre-basse. Les chevilles à cric, i e «- mai 1777 (3).
Bon violoncelle de Crémone fait en 1688, monté à vis et chevillé de cuivre, 25 louis, 24 novembre 1777.
Violon d’Amati chez Salomon, 28 louis, 3 o janvier 1777.
Violon de Giovanni Gianino, de Milan, 1711, 144 livres, 6 février 1777.
Violon organisé, 20 février 1777 ( 4 ).
Violon de Klotz, 48 livres, 27 février 1777.
Violoncelle d’Amati, 12 louis, 2 juin 1777.
Violon de Maggini, 1692, 35 louis, 3 juillet 1777.
Violon d’Amati, 3 oo livres, 18 août 1777.
Violon de Chappuy, 3 o livres, 20 octobre 1777.
(1) Le violoncelle en question faisait partie, à n’en pas douter, du lot d’instruments commandé à Amaii par Charles IX pour la chapelle du Louvre.
(2) Succédané de la viole d’amour, le violon d amour était monté à l’ordinaire, avec des cordes sympathiques accordées arbitrairement.
M. Mahillon (Catalogue du Musée instrumental du Conservatoire de Bruxelles), étiquette comme violon d’amour (n° 481 ), un quinton, auquel ont été ajoutées 6 cordes de résonnance.
( 3 ) La monture à cric était, à cette époque, une nouveauté. Nombre de contrebasses anciennes, même postérieures au xviii 8 siècle, n’avaient encore que de grosses chevilles en bois. Il est bon, toutefois, de faire remarquer que les trompettes marines étaient garnies de roues dentelées à cliquet pour monter la corde.
( 4 ) Le mot organisé (nous l’avons vu plus haut), s’applique à des instruments qui, à leur moyen d’action propre, joignent le mécanisme et les eiîets d'un jeu d’orgue. En ce qui concerne le violon, ce qualificatif est inexplicable.
Violon de Stainer estimé 5 oo livres, 22 juin 1778.
Violon de Guersan (1743), 120 livres, 19 octobre 1778.
\ iolon de Stainer, 5 o louis, 20 décembre 1778.
Violon d'Amati avec son étui et un autre étui à 2 violons. Le tout 9 louis, 29 octobre 1779.
Violon d’Amati ayant coûté 26 louis, à cédera i5; un autre ayant coûté 5 o louis, à céder à 35 , 17 janvier 1781.
Joli quinton fait d’une basse de viole, 18 mai 1781.
Un violoncelle de Guersan, 10 louis, 29 janvier 1782'
Basse de Bocquet, 2 violons italiens, dont 1 d’Âniati chez Huet, i 5 louis chacun, 16 avril 1782.
Violon d’Amati avec étui pour Jeux violons, 20louis, 26 avril 1782.
2 violons, l’un de Crémone, l’autre de Guersan avec un bel étui. i 5 louis, 11 mai 1782.
Violon ancien de Crémone, 3 louis, 3 i juillet 1782.
Violon de Guersan, 72 livres, 29 décembre 1782.
Très beau forte-piano à vendre ou à troquer contre un violon de Stradivarius ou d’Amati sauf du retour, 25 août 1782 (i).
Instruments divers
Un bon et magnifique basson, 5 avril 1773.
Basson en bois de rose, bocal en argent, 3 o juillet 1778 (2).
Deux clarinettes en sol ( 3 ).
Deux cors de chasse dans tous les tons. 12 avril 1782.
Deux grandes flûtes traversières d’Angleterre, dites flûtes d’amour^ toutes neuves, garnies en ivoire et faites par Schuchart le jeune, à Londres. Elles sont d’un bois violet de la Chine et ont chacune trois pieds d’Angleterre. On les vendra ensemble 3 louis, et séparément 4 francs chacune. S’adresser au magasin de musique, rue du Roule» à la Croix-d’Or, où elles ont été déposées. 17 octobre 1759 ( 4 ).
(1) La valeur attachée aux vieux violons de Crémone apparaît ici. Un très beau piano-forte, en 1782, avait déjà une grosse valeur; et celui qui veut le troquer contre un Stradivarius ou un Amati, offre encore de donner de l’argent en surplus î
(2) Le basson était très cultivé par les amateurs au xvm* siècle. Le prince de Bombes tenait remploi de premier bassoniste à l’orchestre du théâtre des petits appartements organisé par Mme de Pompadour.
( 3 ) La clarinette primitive de Denner était en « ut ». Les imperfections de l’instrument jusqu’au commencement du xvm e siècle étaient telles qu’on en construisait dans presque tous les tons. Toutefois, les tons de c ut, la, si bémol » furent les plus ordinaires.
(4) Cette note est assez bizarre. Les flûtes traversières étaient dénommées
flûtes d’Allemand », et l’on réservait la dénomination de « flûte d’Angle-
Flûte en forme de canne, supp. 3 i août 1767.
Une flûte à bec en forme de canne. 12 octobre 1767.
Flûte traversière à 4 corps, dont un d'amour, 48 livres. 24 septembre 1770 (1).
Flûte en bois de rose garnie en or, chez Mme Loth, rue de l'Arbre- Sec. 20 janvier 1776.
Flûte à 6 clés d’une nouvelle invention. i 5 mars 1781 (2 .
Chromorne fait par Berthault, 3 oo livres. 23 février 1761.
Excellent tympanon en marqueterie. i er mars 1764 ( 3 ).
Psaltérion orné et diézé, avec boîte peinte et tablette à pieds de biche. 10 mai 1764.
Tympanon doré d'or moulu, 5 pieds de long* sur 2 de large. 2 mai
Tympanon avec sa boite ornée de découpures. Supp. 7 mars 1775 ( 4 ).
Psaltérion à grands ravall. 4 octobre 1770.
Bon tympanon monté sur un pied et richement décoré. 3 octobre.
Tympanon de 3 pieds 3 pouces de long* sur i 3 pouces de larg*e. Les moulures dorées avec baguettes d'ivoire et étui, à 110 livres. i er avril 1776.
Un orphéon, 3 o livres. 21 octobre.
Tympanon à 3 octaves, fond couleur de rose. Le chevalet et les moulures dorées, avec couvercle et baguette, 4 louis. 7 août 1777.
Magnifique tambourin à caisse de Marseille, très orné. 4 septembre
Un tambourin avec ses flûtes. 16 juin 1768 ( 5 ).
terre » à la flûte droite ou à bec. Il est probable qu’ici les instruments son* désignés par leur lieu de fabrication. Les flûtes d’amour étaient en « la », soit une tierce au-dessous du ton ordinaire.
(1) Le corps d’amour de rechange devait baisser les 3 « premières » notes d’une tierce. On a construit ainsi il y a une cinquantaine d’années des flûtes propres à jouer à l’ancien et au nouveau diapason. Comme il s’agissait d’un quart de ton, la substitution d’un corps à l’autre pouvait s’obtenir à la rigueur, mais baisser un des corps de l’instrument d’une tierce sans modifier la perce des trois autres corps, voilà qui semble extraordinaire.
(2) l.a 6* clé passe généralement pour avoir été inventée par Lefebvre, en 1791. On voit que, bien avant, un facteur inconnu avait eu l’idée d’obtenir le « sol dièze « au moyen d’une clé.
(3 Le tympanon fut déjà à la mode sous Louis XIV. Bonnart nous montre dans son recueil d’estampes, une dame de qualité s’en servant en compagnie d’un fliViste et d’un joueur de luth, l’un et l'autre en costume de cour.
Le tympanon s’appelait aussi, mais plus rarement : < psaltérion ». C’est, exactement, le zimbalon des Tziganes.
(4) La mode des gravures découpées, collées sur bois, peintes à l’aquarelle et recouvertes d’un vernis sévit pendant quelques années du règne de Louis XVI On ne saura jamais le nombre de belles gravures qui ont été ainsi mutilées et à jamais perdues, grâce à cette manie.
( 5 ) Il y avait des galoubets, comme les clarinettes, dans plusieurs tons principalement : « ut, ré, mi bémol ».
Un tambourin à cordes à 2 faces pouvant être monté sur deux tons * 26 février 1764 (1).
Belles cymbales provenant de la succession d’un ancien trompette des écuries du Roi, chez le sieur Gilbert, mercier, rue des Deux- Ponts-en-l’Isle, 17 septembre
Deux beaux tambourins de Provence d’un goût nouveau. Chez le sieur Châteauminois, mercier, rue de Grenelle-Saint-Honoré, près la rue du Pélican. 11 décembre 1777.
Tambour provençal garni en soie. 3 i janvier 1779 (2).
Timbales de concert, 100 livres. 3 août v 3).
Tambourin de Marseille d’une seule pièce, 12 livres .5 mars 1781 ( 4 ).
(1) C’est le tambourin du Béarn, sorte de caisse plate et longitudinale, sur laquelle des cordes sont tendues, et accordées à la tonique et à la dominante d’un ton donné. L’artiste place le tambourin dans le bras gauche, la main gauche embouchant le « flûtet », et la main droite, armée d’un petit bàion rond garni de cuir, frappe les cordes en cadence.
(2) C’est-à-dire garni de cordes et de tirants en soie
( 3 ) Pendant très longtemps, rien ne distinguait les timbales d’ordonnance militaire des timbales d’orchestre. Il est probable que celles-ci avaient des clés pour assurer l’accord mieux réglées que celles des timbales de cavalerie.
(4) Il existe, en effet, des tambourins de Provence merveilleusement sculptés dans des troncs de noyer qu’on évide ensuite, de manière à ne laisser que le minimum possible d’epaisseur.
J’en ai possédé un exemplaire remarquable dans ma collection.