‹ Les vêpres siciliennes opéra en cinq actesChapitre 19 sur 109 · RÉCIT · texte numérisé non relu

RÉCIT

(à Malofroid.)

A tous nos conjurés, au cœur impatient, Annonce mon retour et l'espoir qui m'amène!

* Parmi ceux qui avaient le plus à se plaindre de la tyrannie des Français, était Jean de Procida, citoyen de Palerme, fils d'un médecin distingué et savant médecin lui-même. Tousses biens, qui étaient considérables, avaient été confisqués. On prétend même que l'honneur de sa femme n'avait pas été respecté. Profondément blessé, brûlant du désir de se venger, assez habile pour en saisir l'occasion, assez patient pour l'attendre, il employa avec une activité et une adresse admirables trois années entières en négociations et en intrigues, d'abord à Constantinople, près de Michel Paléologue, dont il obtint de l'argent et des armes ; puis à Rome, près du pape Nicolas III, ennemi de la domination française en Italie ; et enfin en Espagne, près de Pierre d'Aragon qu'il décida, non sans peine, à envoyer sur les côtes de Sicile une flotte et une armée.

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