SCÈNE II
PROCIDA, HENRI et la DUCHESSE HÉLÈNE, descendu»! * U
chapelle à gauche.
PROCIDA, les apercevant.
Fidèles à ma voix! Enûn donc les voilà!
(Allant à eux.)
Vous, duchesse!... Henri! 999
HÉLÈNE
C'est lui !
HENRI
C'est Frocida!
Oui, l'humble médecin !
HÉLÈNE
Notre seule espérance !
J'ai parcouru l'Espagne et j'ai revu Bisance !
HÉLÈNE, vivement.
De Pierre d'Aragon dépendait notre sort.
HENRI; de même.
Est-il pour nous?
HÉLÈNE
A-t-il promis?
Ah! pas encor!
Pour qu'en notre faveur il tire enfin le glaive, Il veut que la Sicile entière se soulève !
Son aide est à ce prix!... Et du Sicilien, Parlez! qu'espérez-vous? et que fera-t-il?
HENRI
Rien?
Ce peuple qui s'indigne, impatient d'entrave, Ne veut pas être libre et frémit d'être esclave!
Enflammons son courroux, et d'un commun accord Marchons !
Je l'ai tenté! Mais, trop timide encor, Ce peuple hésite !
Eh bien ! d'un honteux esclavage 11 faut donc, malgré lui, le forcer de sortir! Et puissent chaque jour, par un nouvel outrage,
Nos tyrans, que je vais bénir, Dans ces cœurs endormis réveiller le courage!...
HENRI, réfléchissant.
Ce jour peut nous sourire !