‹ Les vêpres siciliennes opéra en cinq actesChapitre 43 sur 109 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

PROCIDA, à voix basse, à Henri.

Henri ! sur toi l'amitié veille !

HENRI; à part.

0 ciel ! n'est-ce pas une erreur ?

HÉLÈNE, de l'autre côté.

Henri, sur toi l'amitié veille!

HENRI

Cette voix si chère à mon cœur...

(procida et Hélène Aient leur» manque*.)

Hélène !... à surprise !... ô terreur l Quelle imprudence sans pareille !

Vous en ces lieux ! dans quel dessein?

HÉLÈNE

Pour te sauver !

Ou de ma main

Te venger !

Ah ! plus bas, de grâce !

(Avec embarras.)

Aucun danger ne me menace !

Et je suis libre... Mais c'est vous...

Mes amis, qui devez peut-être De Montfort craindre le courroux l

Sois tranquille... bientôt ce traître...

HENRI, lui montrant un groupe «le Français qui entrent en ce moment.

On nous écoute... taisez- vous !....

TOUS LES TROIS, gaiement et sur l'air de danse qui retentit en ce moment.

0 fête brillante !

Où beauté piquante Et danse enivrante Charment tour à tour !

Volupté nouvelle î Que la nuit est belle !

Et séduits par elle Dansons jusqu'au jour !

(Les Dames et Seigneurs qui ont disparu pir les salons a droite reparaissent dans les jardins Su fond. Henri, Procila et Hélène restent seuls un instant encore sur le devant du théâtre ; mais oo entend toujoars, dans les appartements voisina, le son delà musique de danse.)

HÉLÈNE, à Henri et à demi-voix.

Dans le bal répandus, observant en silence...

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