TRIO
PROCIDA, à voix basse, à Henri.
Henri ! sur toi l'amitié veille !
HENRI; à part.
0 ciel ! n'est-ce pas une erreur ?
HÉLÈNE, de l'autre côté.
Henri, sur toi l'amitié veille!
HENRI
Cette voix si chère à mon cœur...
(procida et Hélène Aient leur» manque*.)
Hélène !... à surprise !... ô terreur l Quelle imprudence sans pareille !
Vous en ces lieux ! dans quel dessein?
HÉLÈNE
Pour te sauver !
Ou de ma main
Te venger !
Ah ! plus bas, de grâce !
(Avec embarras.)
Aucun danger ne me menace !
Et je suis libre... Mais c'est vous...
Mes amis, qui devez peut-être De Montfort craindre le courroux l
Sois tranquille... bientôt ce traître...
HENRI, lui montrant un groupe «le Français qui entrent en ce moment.
On nous écoute... taisez- vous !....
TOUS LES TROIS, gaiement et sur l'air de danse qui retentit en ce moment.
0 fête brillante !
Où beauté piquante Et danse enivrante Charment tour à tour !
Volupté nouvelle î Que la nuit est belle !
Et séduits par elle Dansons jusqu'au jour !
(Les Dames et Seigneurs qui ont disparu pir les salons a droite reparaissent dans les jardins Su fond. Henri, Procila et Hélène restent seuls un instant encore sur le devant du théâtre ; mais oo entend toujoars, dans les appartements voisina, le son delà musique de danse.)
HÉLÈNE, à Henri et à demi-voix.
Dans le bal répandus, observant en silence...