ACTE III
(Lui arrachant le ruban.)
Signe du déshonneur!., tu ne peux le porter!
(Geste d'indignation de Henri.)
(vivement.)
Ah!., ton cœur, a ce mot, vient de se révolter! Et c'est le sang français qui coule dans tes veines !
HENRI, avec chaleur.
Non, non, ma haine est la même pour eux!
* Mais toi, du moins, cède à mes vœux!
Va-t'en!
MONTFORT
Je resterai!
HENRI, apercevant plusieurs groupes de Conjure's qui en ce moment s'appro-
• chent.
Guidés par la vengeance, Ils viennent,., je les vois... et d'eux environné,..
PROCIDA et LES SIENS, i voix basse et encourant Montfort.
Ah!., sa dernière heure a sonné !
Frappons !. . . à nous, Sicile ! . . .
Arrêtez?
MONTFORT, se retournant vers ses Chevaliers.
A moi, France !
(Hélène, qui a précédé Procida, s'est, dans le tumulte, élancée la première pour frapper Montfort. Henri s'est jeté an -devant de lui en présentant sa poitrine. A cette vue, Hélène s'est arrèti'e effrayée et a laissé tomber son poignard. Tous les Français sont accourus à la voix de leur chef, qu'ils entourent) et ont tiré leurs épées.)
MONTFORT, à de Béthume et à Taudemont.
Qu'à l'instant, par vous soit saisi, Chacun de ceux
(Montrant le nœud de rnban que porte Procida.)
Qui portera ce signe!
Pour eux, la mort !
(Montrant Henri.)
Respect à celui-ci.
ennemi loyal,
PROCIDA, à part.
O trahison indigne!
Il a sauvé mes jours et nous a dénoncé De meurtriers obscurs le complot insensé!