‹ Les vêpres siciliennes opéra en cinq actesChapitre 48 sur 109 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Pour confondre le coupable, Tu te sers d'un ennemi !

Dieu suprême, sois béni!

(A Henri.)

Dans notre patf ie Viens! et que ta vie Près de nous oublie Soucis et tourments !

Qu'une douce flammé Enivre ton âme !

L'amour te réclame, L'amitié t'attend !

HENRI, s'approchant d'Hélène, de Procida et *Ss aotfes Sicilien! .

Hélène!... 0 mes amis!... de grâce écoutez- triôi !

PROCIDA et les SICILIENS, le ropoussant.

Non... non, arrière!... il a trahi sa foi!

MONTFORT, â Henri.

C'est à moi dé défendre et d'embellir ta vië !

HENRI, avoc desespoir.

Laisses-moi! laissez-moi!

PROCIDA, avec mépris.

Protégé par Montfort, A lui la honte et l'irifatnie !

(Se retournant vers ses compagnons.)

A noiis l'honneur!... à nous la mort!...

ENSEMBLE

PROCIDA, HÉLÈNE èt LES SICILIENS.

0 noble patrie !

Quand pour toi la vie Va m'ètre ravie Au sein des tourments!

Que ta sainte flamme Embrase mon âme, Et qu'il vive infâme Près de nos tyrans!

HENRI

0 noble patrie !

Toi que j'ai trahie !

Que mon sang expie ; Des forfaits aussi grands !

Que Satan ait mon âme Que l'enfer la réclame Plutôt que vivre infâme Auprès de nos tyrans !

MONTFORT et LES FRANÇAIS.

Dans notre patrie Viens ! et que ta vie Près de nous oublie Soucis et tourment !

Qu'une douce flamme Enivre ton âme !

L'amour te réclame ; L'amitié t'attend !

(Sur on geste de Mootfort, on entraîne Procida, Hélène et les Siciliens. Henri Yent s'élancer sur leurs pas. Monfort le retient. Procida et Hélène le repoussent avec inépris an moment où il étend vers enx ses mains suppliantes. Accablé; anéanti, Henri chancelle et tombe entre les bras de Mootfort. La toile tombe.)

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