ACTE IV. 53 SCÈNE III
PROCIDA, HÉLÈNE, HENRI. Procida, amené par de» Soldat», . approche d'Hélène et s'avance avec elle au bord do théâtre pendant que Henri remonte la scène, et montrant aux Soldats l'ordre dont il est porteur, leur fait signe de s'éloigner.
PROCiDA, à voix basse à Hélène, et sans voir d'abord Henri.
Par une main amie, et pour sécher vos larmes, Cet écrit a franchi les murs de la prison !
HÉLÈNE, prenant le billet, qu'elle ouvre et qu'elle lit à Procida à demi-voix
« Un navire envoyé par Pierre d'Aragon
» Entre au port, apportant et de l'or et des armes !... »
PROCIDA, av^c désespoir.
Et je suis dans les fers !... Ah! n'importe à quel prix, Que je sois libre !... un jour... un heure !... Que je délivre mon pays...
Et qu'ensuite, ô mon Dieu ! je meure !...
(Se retournant et apercevant Henri qui redescend le théâtre.)
Près de nous ce perOde ose porter ses pas !
HÉLÈNE
Le repentir l'y conduisit, hélas !
Dis, quelque trahison ?
(Montrant de Montfort qui entre avec de Béthune et plusieurs officiers.)
Vois plutôt son complice !