‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 21 sur 59 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

AMÉLIE

Nous unis.... nous! le sort qui me fut si cruel Permettrait.... Mais, seigneur, la pitié vous égare.... Un invincible obstacle à jamais nous sépare : L’ombre de Conradin , sanglant, percé de coups, Terrible, vous repousse et se place entre nous.

MONTFORT

Ah! ne m’opposez pas cette injuste barrière;

Jeune encor, de la croix je suivais la bannière, 1 , Quand Charles par ce meurtre a souillé ses lauriers.

, . AMÉLIE

Vous partagez l’empire avec les meurtriers!

MONTFORT. „ ,

Vos pontifes sacrés poussent trop loin l’audace; De leurs conseils jaloux je reconnais la trace; Des ténèbres du cloître ils dirigent vos pas; Qu’ils tremblent!...

AMÉLIE»

Arrêtez et ne blasphémez pas!

Celui dont vous bravez la majesté ce leste Refuse ses autels à cet hymen funeste.

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