‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 36 sur 59 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

Mais quel frein opposer à leur impatience?

J’ai su, réduit par vous à garder le silence. Entourer le palais d’amis sûrs et prudens ,

Un d’eux l’a reconnu sous d’obscurs vêteinens : Par mon ordre arrêté, devant vous on l'entraine.

AMÉLIE

Je le perds! , - -i : »

MONTFÔRT.

. Sur ces bords quel dessein le ramène ?

GASTON

Sans doute un grand complot, prêt à s’exécuter, Avait besoin d’un chef pour oser éclater.

Des pièges qu’il nous tend démêlons l’artifice ;

La vérité jaillit du plus léger indice :

Pour le convaincre, un mot, un seul témoin suffît. Coupable, il doit périr.....

AM ELI E, dans le plus granit trouble, à Montfort.

Rendez-moi cet écrit. . '

GASTON

L’état vous le défend s’il nous révèle un crime.

MONTFORT

( bas. )

En voulant la sauver, vous nommez la victime. •

AMÉLIE

O justice éternelle! est-ce lui que j’entends?

Voilà le digne prix de mes égareincns;

Il m’arrache le jour que ma bonté lui donne.

( à Elfride. )

Ote-moi de ces lieux..».. La raison m’abandonne

Ah ! le cruel! pour lui j’ai tout sacrifié;

J’ai tout trahi, mon Dieu, l’honneur et l’amitié.

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