Haueur (1877). — Enfant. 83 Asc. vomis après santonine
718. Locuxer (1878). — 2 ans. Vomissements d'innombrables Nématodes jeunes (plus de 100), longs de # à 7 centimètres. Rejet de vers par les selles également.
189 Wiarr (1879). — 9 ans. Mouvements convulsifs, rigidité excessive de tous les muscles ; évacuation par le haut et par le bas d’une quantité prodigieuse de lombrics après ingestion de quelques verres de limonade émétisée et d’une purgation {Dufau).
190. Fauconxeau-DurREsNE (1880). — G. 12. 5126 Asc. expulsés en moins de trois ans, la plupart parle vomissement. Une fois 600 le même jour. Anthelminthiques divers, suriout calomel et santonine. Guérison.
191. GaLvaGNo-Bornonart (1885). — Nombre extraordinaire d’Asc. chez un enfant au sein. Cure suivie de succès. 192. Drever (in Mosler et Peiper, 4894). — 5 trimestres. 400 Asc. en
peu de temps.
793. HouxseLzz (1892). — Nombre anormal d'Asc. chez un enfant.
19%. Grarrt (4893). — F, 2, géophage. Coliques vives, commence à rejeter lombrics par nez et bouche, 2 à 10 par jour (300 au total). Anorexie, diarrhée, fièvre vespérale. Intoxication grave par la santonine. Guérison.
BaGinskt (1909). — 900 Asc. (Voy. Appendicite à Ascarides, 391).
Ascarides el corps étrangers.
7195. BanweLz (1857). — Asc. expulsé par un enfant qui avait avalé l'œillet de cuivre d’un vêtement de dame. L’Asc. s'était engagé à travers l’orifice circulaire de l’œillet et, ainsi étranglé, avait probablement péri avant d’être expulsé.
7196. CogBozv (1864). — Signale, sans indication d'âge, divers autres faits du même genre ; ces pièges ont été proposés comme traitement. 797. Reugsaer (1907). — Un enfant rejette par l’anus un tube de Froin
qu'il avait avalé ; un Asc. s'était introduit dans l’orifice destiné à la détubation.
Observations diverses.
798. Daouin (in Guermonprez). — G.10 à 12; vomissements, coliques, «a l'air d'avoir perdu complètement la raison ; saute de son lit, ôte sachemise et se roule à terre, etc. ». Mort. A l’autopsie, « on n'ouvre pas la tête », mais l'intestin grêle et le cæcum « étaient tellement remplis de vers qu'ils paraissaient y avoir été mis de force ». .
199. Purezcr (1838). — Épistaæis due aux Asc. G. 4. Épistaxis grave. Remèdes variés. Signes d’ascaridiose. Calomel : expulsion d’un Asc. et cessation de l’épistaxis. Ce fait se répéta trois fois.
800. Arcuer (1857). — 10 ans. Ascaridiose simulant un empoisonnement avec symptômes graves.
Mac Ras. — Cas analogue (Voy. Occlusion intestinale).
801. SanrezLo (1870). — G. mort à la suite de coliques vermineuses et après expulsion copieuse d'Asc. À l'autopsie, lumière intestinale, du duodénum au rectum, dilatée, et muqueuse désépithélialisée. Quelques Asc. dans l'estomac.
802. ARcHaAMBAULT (1883). — Influence de l'alimentation. — Cas d'une famille soumise à une alimentation épicée inaccoutumée. Des 3 enfants, l’un eut des convulsions violentes, le second des coliques très douloureuses, le troisième de la diarrhée et des vomissements. Tous 3 avaient des Asc. Les parents, qui en étaient exempts, n’eurent rien. Les vers, irrités par les épices, avaient réagi violémment.
803. Lurz (1887). — Infestalion supposée par le porc. — Dans une famille très nombreuse, au Brésil, se développaient régulièrement chez les plus jeunes enfants des Ascarides qui, après évacuation, récidivaient toujours. Chez les enfants âgés et chez les adultes, ils étaient rares ou nuls. Les enfants se tenaient par le beau temps dans la cour où chaque semaine on abattait des porcs qui étaient souvent envahis à un haut degré par des Ascarides. Il est clair, dit Lutz, que les œufs de parasites étaient répandus dans la cour par les ondées de pluie. En fait on trouva des œufs dans la terre des caniveaux. Les enfants, jouant avec la terre, avaienttoute occasion de s’infester.
ASCARIS MARITIMA.
804. Le parasite en question a été recueilli, en avril 1865, parle médecin de district Pfaff, de Jakobshavn, près Godahn (Groenland du Nord), chez un enfant qui vomissait et l’avait expulsé dans un dernier vomissement. Ce médecin tendait à le considérer comme un pseudo-parasile, ingéré avec les aliments.
BELASCARIS MYSTAX.
805. BezcinGuam (1839). — Un enfant de 5 ans environ présente des symptômes de vers; le D' Bellingham, de l'hôpital Saint-Vincent (de Dublin), ordonne un vermifuge ; le lendemain ou le surlendemain, on lui apporte deux vers morts ; il ne pub savoir si depuis lors d’autres furent évacués. Bellingham reconnut la ressemblance de ces vers avec l’Ascaris myslax, mais, en raison de certaines particularités de forme, il crut devoir en faire une espèce particulière sous le nom d’Ascaris alata. L'examen de ses figures montre qu'il s’agit bien de Belascaris mystax. |
806. CogBorp (1863). — En novembre 1862, Cobhold recevait du Dr Scattergood (de Leeds) 4 exemplaires (sur 8 recueillis) de Nématodes qui avaient été spontanément expulsés, après quelques jours de diarrhée et
LES VERS EN PARTICULIER. 215 d’agitation, par un enfant de 13 mois, fils d'un négociant de la ville. Sevré à 7 mois, cet enfant était alimenté avec des substances variées, toujours préparées à l'eau bouillie ou filtrée, mais on lui donnait souvent à mâcher un morceau de céleri. Les figures données par Cobhold se rapportent bien à Belascaris mystax.
807. Morrox (1865). — Morton signale l’expulsion d'un ver long d’environ 16 centimètres par un enfant de 14 mois. C'est une femelle, qui est remise à Cobbold, lequel la rapporte à Ascaris myslax.
808. Herrer (1872). — Le D' Bohm, de Gunzchausen, a fait don à l'Institut pathologique d'Erlangen d'un ver de 5 millimètres de long, évacué par un jeune garcon. Heller reconnait ce ver pour une femelle d’Ascaris myslax.
809. Scuürrzer (1908). — Une fillette de % ans présente comme signes extérieurs un teint pâle, de l'anorexie et de la faiblesse. Schüppler lui fait administrer de la santonine ; elle expulse 20 petits vers qu'il identifie à l'Ascaris mystaæ. Dans l'intimité de l'enfant vivaient deux Chats et un Chien de Saint-Bernard porteurs du même parasite. D’après une étude récente de À. Railliet et À. Henry, il y aurait une erreur de détermination
en ce qui concerne le Chien.
OxXYURE VERMICULAIRE.
Oxyures dans la paroi intestinale.
810. Wacexer (1904). — F. 5, Morte de scarlatine. 45 à 20 nodules gros au plus comme une tête d'épingle, hémisphériques, blanc grisätre, dans l'épaisseur de 3 plaques de Peyer à la partie inférieure de Filéon ; touchés avec une sonde, ils donnaient la sensation de grains de sable. Examen histologique : au milieu de la capsule conjonctive calcifiée se voyail un (GscA bien conservé; dans d'autres nodules où la calcification était plus avancée, les parasites étaient altérés au point d'être méconnaissables.
811. In. — G. 3. 4 Ox. femelles reposaient sur la muqueuse de l’appendice. En ce point, injection vasculaire localisée, tranchant sur la muqueuse pâle. À un examen plus attentif, on voyait un Ox. mâle enfoncé si profondément dans la muqueuse que seule apparaissait son extrémité
caudale. Pas d'examen histologique.
812. Enexs (1908). — Tans. Mortde diphtérie. Nodules dans des plaques
de Peyer ; Ox. au milieu d'une masse de détritus ; le tout entouré d’une capsule calcifiée.
813. UnrerserGer (1908). — Enfant. Cæcum el appendice ne présentant aucune particularité extérieure. Microscopiquement, appendice tout à fait normal; pas la moindre trace d'inflammalion ancienne ou récente. Sur une série de préparations, on voyait dans la muqueuse normale des Ox. coupés transversalement; le parasite avait pénétré la muqueuse sur la moitié ou les deux tiers de son épaisseur : nul signe d’inflammation à
l’entour, Aucun rapport entre le parasite et la lumière des glandes. Jamaïs la partie postérieure des vers n’est intéressée.
814. In. — F. 9. Une seule fois l’auteur a constaté la pénétration d'un Ox. dans la muqueuse de l’appendice. Pas trace d'inflammation. Le ver semblait en plusieurs points s'être moulé sur la muqueuse.
TricHOcÉPHALE
815. Pascaz (1818). — G. 9. Céphalées paroxysliques avec pouls petit, bouche sèche, respiration oppressée ; durée, vingt-quatre à trente heures, puis santé parfaite. Pas de périodicité dans les paroxysmes. Calomel et décoctiondefougère mâle: 6 Tr. Les paroxysmes deviennent plus fréquents. Convulsions des yeux ; pertes de connaissance. Accalmies complètes avec appétit. Puis mort au milieu de convulsions violentes. Autopsie : sérosité abondante dans le péricarde. Plusieurs ganglions mésentériques hypertrophiés et squirrheux. Plusieurs Tr. dans l’iléon; un grand nombre dans le cæcum et le côlon.
816. In, — F,4. Depuis six mois, dépérit. Brusquement frisson, vomissements lie-de-vin ; douleurs abdominales vives. Deux selles ; face rouge ; pupilles dilatées. Le lendemain, respiration stertoreuse, tremblement de la mâchoire inférieure. Calomel. Le surlendemain, raideur tétanique des membres et du tronc; déglutition diflicile. Deux selles. Perte de connaissance. Mort deux jours plus tard. Tous organes sains. Innombrables Tr. dans le cæcum.
817. In. — G.5, porteur de vers, sujet aux épistaxis. Le 9 octobre, vers minuit, est brusquement réveillé par céphalalgie violente; face rouge; le18, pouls petit ; sangsues. Le 11, agitation extrême ; pouls intermittent. Cris ; respiration slertoreuse. Calomel. Un Asc. mort dans un vomissement et 8 Tr. dans les selles. Le 12, statu quo. Raideur du tronc et des membres inférieurs ; incontinence des sphincters : 4 Asc. et 8 Tr. vivants. Mort la nuit suivante au milieu de convulsions et de douleurs atroces.
818. Bezzonow (in Hausmann). — Enfant. Sommeil agité. Boulimie.
Danger des anthelminthiques.
819. AGuINET (communication orale). — G. 13. Appendicite chronique subfébrile, simulant la tuberculose comme les cas publiés par Faisans à la Société médicale des hôpitaux en janvier 4941, Un médecin des hôpitaux songeant à l'appendicile vermineuse, malgré un examen de selles négalif, prescrit 08",75 de thymol à prendre pendant trois jours. La première prise est bien tolérée. Le deuxième jour, crise aiguë d’appendicite avec 400:
douleur au point de Mac Burney, etc. Opération ultérieure; Pas de vers dans l’appendice, Guérison.
Voy. obs. 351, 794.
RECHERCHES PERSONNELLES SUR LES RAPPORTS DE L'APPENDICITE ET DE L'HELMINTHIASE.
Ces recherches ont porté sur 119 enfants de deux ans et demi à quinze ans (71 garçons, 47 filles, plus un enfant de la ville dont nous avons omis de noter le sexe), opérés dans le service de notre maitre, M. Broca, de mai 1909 à août 1910.
Groupe |. — Appendice contenant des Oxyures avec ou sans œufs d'autres parasites. — 58 enfants (31 G., 26 F., plus l'enfant de sexe non noté) avaient des Oxyures en nombre variable dans l’'appendice, soit 48,73 p. 100.
Chez 17 d'entre eux (11 G., 6F.), nous avons constaté dans l'appendice, outre les Oxyures, un ou plusieurs œufs de Trichocéphales;
Chez 2 autres (1 G., 1 F.), des œufs d'Ascarides ;
Chez 2 autresenfin (1G., 1 F.), les œufs d’Ascarides étaient associés aux œufs de Trichocéphales.
Groupe I bis. — Appendice contenant des Trichocéphales. — Nous n'avons rencontré qu'une seule fois un Trichocéphale, un mâle, dans l’appendice d'une fillette de huit ans et demi (obs. 50), qui contenait en outre des Oxyures.
Groupe IL. — Appendice contenant seulement des œufs de parasiles. — 16 enfants.
13 fois (9 G., 4 F.), un ou plusieurs œufs de Trichocéphales ;
1 fois (1 F.), des œufs d'Oxyures ;
1 fois (1 KF.), des œufs d’Ascarides ;
1 fois (1 F.), des œufs d’Ascarides et de Trichocéphales associés.
Groupe IL — Appendice ne contenant ni parasites, ni œufs. — Chez 45 de nos malades enfin (32 G., 13 F.), soit 37,89 p. 100, nous n'avons constaté aucun parasite ni aucun œuf dans l'appendice.
Ceci ne signifie point que ces malades fussent exempts de vers intestinaux, ainsi que nous le verrons plus loin.
Examen des selles. — Comparaison des œufs de parasiles constalés dans les selles avec les œufs el parasites contenus dans l’appendice. — Cet examen a été pratiqué chez 112 de nos 119 malades etnous a donné les résultats suivants :
76 enfants sur 112, soit 67,85 p. 100 (49 G. et 27 F,) présentent des œufs de parasites dans les selles.
Œufs de Trichocéphales. — 66 fois. — 44 G.: 18 seulement avaient des œufs de Trichocéphales dans l’appendice; chez 18 autres l'appendice ne contenait ni vers ni œufs ; 8 n'avaient que des Oxyures. — 22 F. : 8 seulement avaient des œufs de Trichocéphales dans l’appendice; chez 6 autres l’appendice ne contenait ni vers ni œufs; 7 n'avaient que des Oxyures, { enfin des œufs d'Oxyures uniquement.
Œufs de Trichocéphales et d'Ascarides associés. — 8 fois (4 G., 4 F.).
Chez 3 enfants (1 G.,2 F.) l’appendice contenait des œufs de ces deux espèces ; chez 3 (1 G., 2 F.), seulement des œufs d’Ascarides ; chez 1 (1 G.,). pas d'œufs ; chez le dernier enfin (1 G.), ni œufs ni vers.
Œufs de Trichocéphales et œufs d'Oxyures associés. — La fille chez qui ces œufs furent constatés avait dans l’appendice 9 Oxyures mâles et quelques œufs de Trichocéphales (obs. 78).
Œuf d'Oxyure. — Le seul cas où il fut trouvé un unique œuf d'Oxyure dans les selles concerne une fillette dont l'appendice hébergeait 65 de ces parasites.
Absence d'œufs. — 36 fois (19 G. et 17 F.).
9 des G. et9 des F. avaient des Oxyures dans l’appendice ; une seule de ces dernières avait en outre dans cet organe des œufs de Trichocéphales.
Notons que, sur 14 de ces 36 cas négalifs, l'examen des selles n'avait été pratiqué qu'une seule fois.
Age el sexe des enfants.— Le tableau de la page 219(1), sur lequel les porteurs d'Oxyures sont inscrits en chiffres gras, met en évidence la période à laquelle l'appendicite est le plus fréquente
(1) I y manque 4 enfants dont nous avons omis de noter l’âge, et dont 3 étaient porteurs d'Oxyures (4, 40, 99).
chez les enfants, à savoir entre huit ans et demi et treize ans. Nous pouvons le résumer de la sorte :
Garçons. Filles.
Avant 8 ans et demi..... SU Se DA TE pre 11 ù DetranS el demi AO ans se Nr Ne 0e 50 28 DIS TEEN ne 2 A 7 11 68 47
Il y a donc un maximum des plus net, surtout pour les garçons, entre huit ans et demi et treize ans; pour les filles, on remarquera que, sur 28 cas observés dans cette période, 12 portaient sur le cours de la douzième année.
Considérons ensuite sur le même tableau l’âge des porteurs d'Oxyures :
Üarçons. Filles.
Avant Stansieb déni. em LE d 2 De fans demia ls ans. 0... 3 et 21 18 DeSTHANIO TAN. MEL RER E À 3 5
Comme pour l'appendicite, le maximum de fréquence des Oxyures se trouve donc entre huit ans et demi et lreize ans. Notons toutefois, sans en tirer de conclusion, que la proportion des Oxyures est beaucoup plus grande chez les filles, (25 K, sur 47 contre 29 G. sur 68).
De ce que les Oxyures sont le plus fréquents à l’âge où s’observe le plus souvent l'appendicite, d'aucuns pourraient conclure hâtivement à un rapport de cause à effet et affirmer que les Oxyures sont la cause de l'appendicite. La question mérite plus
ample examen.
Age. Garçons. Filles.
2"ansret demi..:.... » 91 CRE HR CO AT AE » »
3 — et demi....... » »