‹ Les vers intestinaux dans la pathologie infantileChapitre 19 sur 108 · TERREURS NOCTURNES · texte numérisé non relu

TERREURS NOCTURNES

Quoi qu’en aient dit Henoch et Steiner, écrivent Hutinel et Babonneix, les troubles digestifs ne manquent presque jamais dans l’étiologie des terreurs nocturnes, qu'il s'agisse de dilatation

d'estomac, d'entérite où d’appendicite chronique, d'helminthiase, Lombrics, Ténias [cas de Debacker (obs. 105), de Sydney-Ringer], Oxyures ; Moizard insiste sur ces derniers.

Dans une observation personnelle (obs. 107), il s'agit d’un enfant de huit ans, porteur d’Ascarides, mais de plus constipé, chargé d’antécédents névropathiques héréditaires et personnels, et adénoidien. Dans l’autre, on retrouve de même une étiologie complexe.

Cette multiplicité de facteurs étiologiques est de règle à l'origine des terreurs nocturnes, si bien qu'il est toujours difficile de démêler la part qui revient à chacun d'eux. Notons ici encore l'influence des troubles intestinaux et de la prédisposition névropathique.

TÉTANIE.

Parmi les innombrables états morbides relevés à l’origine de la tétanie, on a, selon Escherich, noté 5 fois l'helminthiase. Signalons, à l'actif des Ascarides, le cas de Prandi, qui n’est d'ailleurs pas démonstratif, et rappelons celui de Taillens, dont le petit malade fit successivement, à un an d'intervalle, du méningisme, puis de latétanie ; celui de Filatoff : tétanie, éclampsie et laryngospasme mortel, chez un enfant porteur de 300 YJ. nana.

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