TROUBLES INTELLECTUELS
« Il n'est pas jusqu'aux fonctions les plus élevées de l'être humain qui n'aient été troublées par la présence des Ascarides dans l'intestin, » dit Guermonprez.
Prost a cru pouvoir déduire de ses autopsies que les affections mentales dépendent souvent de la présence des vers dans l’estomac ou l'intestin (Davaine).
Puistienne dit que « la moitié des cas (de boulimie par helminthiase) s'accompagnent de troubles permanents des facultés intellectuelles… Cette faim exagérée les poussait au vol et les plongeait dans une profonde tristesse.
« Au nombre des causes variées de la folie, d'illustres aliénistes ont signalé la présence de parasites dans les voies digestives.
«Prost, Van Swieten en ont cité des cas. Georget admet des folies vermineuses. Esquirol a vu plusieurs exemples de folie céder à l'expulsion d’entozoaires, et il dit que, sur 730 cas de folie, 28 sont dus à la présence des helminthes (Dictionnaire en 30 volumes).
« Les quelques observations que nous avons réunies ici nous semblent probantes; toutes constatent la disparition de l’aliénation mentale avec celle des helminthes. »
Nous n’insisterons pas sur toutes les formes de troubles attribuées aux vers et ne ferons que les citer : stupidité (Prost), idiotie (Michel), délire, folie (Giraudy), mémoire extraordinaire (Pechlin), aliénation mentale (Fidelin), manie intermittente (Louyer-Villermay),manie, hallucinations(Schüle), confusion délirante (Emminghaus), affaiblissement de l'intelligence, caprices, méchanceté, en un mot altérations et bizarreries du caractère (Guermonprez). Tous ces faits concernent les Ascarides. Nous relevons encore des troubles psychiques (Hartmann), un délire furieux (Bremser), un caractère maussade (Fraysse) dus aux Oxyures; de l’imbécillité (Wepfer) et de l'irritabilité (Roger) causées par les Ténias.
Il s’agit là de faits exceptionnels survenus chez des prédisposés et pour la plupart sujets à caution. Peut-être concernent-ils des manifestations hystériques. Néanmoins il est certain que la présence des helminthes entraine assez souvent des modifications du caractère : l'enfant plus ou moins souffrant est volontiers grognon,
maussade. Notons, comme fait récent, celui de Codeceira, dans lequel un délire maniaque céda à l'expulsion d’Ankylostomes.