‹ Les vers intestinaux dans la pathologie infantileChapitre 28 sur 108 · TROUBLES ORGANIQUES · texte numérisé non relu

TROUBLES ORGANIQUES

Nous ne pouvons passer sous silence, parce que relativement

récents, des faits comme ceux de Bubenhofer (œdème cérébral causé par la présence d’Ascarides) et d’'Eichberg (hydrocéphalie des ventricules latéraux due aux mêmes vers et dont cet auteur admet l’origine réflexe).

Mais ils n'ont pas plus de valeur que celui de Berthet, où, à l’autopsie d'un enfant atteint de convulsions épileptiformes, on trouva à la fois une grande quantité de Trichocéphales dans le cæcum et des lésions organiques du cerveau.

Il ne s’agit que d'erreurs d'interprétation tout à fait inadmissibles aujourd’hui.

Conclusion.

Nous avons exposé le plus succinctement possible les diverses manifestations nerveuses attribuées à l’helminthiase.

Les observations sur lesquelles nous nous sommes basé ne paraissent offrir que peu de valeur; les unes sont tendancieuses, les autres incomplètes ou insuffisantes; dans le plus grand nombre, le rapport de cause à effet entre la présence des parasites et les troubles observés est loin d’être démontré, et le critique peut presque toujours y voir une simple coïncidence.

On est souvent frappé, à la vérité, par la disparition immédiate ou rapide des troubles après l'expulsion des vers. Et pourtant, comme le fait remarquer Stcherbak à propos du Trichocéphale, même dans ces circonstances, on peut se demander si l'heureux résultat obtenu est dû à l'expulsion du parasite, à une suggestion indirecte ou à d’autres raisons. Ce doute, dit-il, est surtout nécessaire en cas de symptômes rerveux de caractère fonctionnel (hystérie, neurasthénie). Il nous semble toutefois difficile d'admettre la suggestion chez les nourrissons.

Une objection qui a aussi sa valeur, c'est que bien souvent les malades n'ont pas été suivis assez longtemps, on ignore jusqu'à quel point était durable la guérison obtenue. Ceci est surtout important en malières d'accidents épileptiformes.

Que conclure de tout cela ?

En dépit de la difficulté, sinon de l'impossibilité de satisfaire à tous ces critères, nous n'en sommes pas moins convaincu que, Si rares soient-ils dans la carrière d'un praticien, des faits de la

nature de ceux que nous venons d'exposer sont cliniquement indiscutables, et qu'en présence de troubles singuliers, à étiologie obscure, le médecin ne sera pas ridicule en prescrivant un vermifuge |

2° Troubles oculaires.

On trouve dans la littérature ancienne de nombreuses observalions où sont signalés des troubles oculaires, en particulier le strabisme et la cécité. Mais, dans la plupart des cas, ces troubles sont associés à d’autres plus importants. Dans une thèse récente, Batard, auquel nous ferons beaucoup d'emprunts, a réuni un certain nombre d2 faits où les troubles oculaires constituent lout le tableau clinique ou du moins sont prédominants.

Ici encore, il s'agit de phénomènes réflexes, sauf en ce qui concerne les hémorragies rétiniennes causées par l’Ankylostome et le Bothriocéphale.

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