INTRODUCTION
La facilité avec laquelle, jadis, on voyait partout des maladies vermineuses a entraîné une réaction excessive. « On rencontre fréquemment, en effet, des médecins qui refusent à ces parasites la moindre influence sur la santé, » écrivait Puistienne en 1875. Ceci est encore vrai de nos jours. Si les mères de famille croient trop facilement à l’étiologie vermineuse, les médecins, eux, n’y croient pas assez. Plus d’une fois, nous avons entendu des mères s'écrier : « Les vers! il ne faut pas en parler au médecin! » En réalité, comme l'écrit Rousseau Saint-Philippe, la tradition n’a jamais tout à fait tort, et ce n’est pas se montrer rétrograde que de ne pas faire fi des errements du passé.
Aussi bien, quoique depuis une dizaine d'années les parasitologistes se soient particulièrement attachés à l'étude du rôle pathogène des vers intestinaux, il nous semble que leur voix, parfois trop criante, n’a pas été assez entendue de la majorité des cliniciens. Et, à l'instar de Puistienne, nous n’aurons ici d’autre but que de « rappeler les preuves de l'existence des troubles dus aux helminthes et d'en chercher de nouvelles ».
Ce travail a eu pour point de départ des recherches entreprises à l'instigation de nos maîtres Auguste Broca et Brumpt sur les rapports de l’appendicite et de l'helminthiase intestinale ; aussi ne s'étonnera-t-on pas de l'importance de cette partie, eu égard au reste de l'ouvrage.
Entrainé à des recherches comparatives dans des maladies