MIGRATION DES ASCARIDES DANS LES VOIES RESPIRATOIRES
El (Days 10° cas). UF, 9. rachitique. Suffocation, efforts de toux, comme pour expulser un corps étranger des voies aériennes ; douleur de gorge. Asphyxie., Mort. 1 Asc. trouvé vivant dans le pharynx est sans doute responsable des accidents.
442. Aronssonnx fils (Dav.). — F, 8. Toux soudaine, très forte, rebelle. Suffocation pendant deux heures. Expulsion d'un « Strongle » vivant : la toux cesse immédiatement.
443. HarLer (Albert v.) (Dav.).—F.10. «.…fauces alque oslumbricis plenum, duo vere de terete genere vermes in aspera arteria, ad cordis sedem, inque principio pulmonis reperti sunt, manifesli suffocationis auctores ».
4kk, Pourré-Desporres (Dav.). — 4 ou $ ans. Perte de connaissance, convulsions; mort au bout de deux ou trois heures. Un ver dans l’estomac, un dans l'œsophage, un à moitié passé dans la glotte, ce dernier ayant causé la mort.
445. ARONSSOnN (Dav.). — F,9, Prise soudain de troubles respiratoires ; dyspnée, vomissements noirâtres, crachements continuels, convulsions, trismus, angoisse, mort, 37 vers, dont un engagé en partie dans latrachée, en partie dans la bronche droite. La muqueuse de celle-ci était injectée et recouverte de mucosités rougeâtres.
446. ANpraL et BLanDin (Dav.). — Enfant. Dyspnée extrême ; asphyxie, mort. Asc. en partie dans la glotte, en partie dans le pharynx. 447. Tonnezé (Dav.). — G. 9. Dyspnée soudaine ; douleur rapportée
confusément à la partie supérieure de la poitrine et à la région cervicale ; trismus, agitation. Rien du côté de l'appareil respiratoire. Mort le lendemain. Un lombric, allant de la trachée à l'œsophage, obstruait presque entièrement la cavité du larynx. Un autre sous la langue ; d’autres dans. l'intestin grêle.
448. BourGeots (Dav.). — 4. Suffocation soudaine. Mortrapide. Un Asc. à cheval sur larynx, comme ci-dessus.
&k9. Rose. — Enfant paraissant atteint de croup. Deux vers dans Ja trachée.
450, — Borro (1843). — G. 4. Suffocation attribuée à un corps étranger.
Trachéotomie sans résultat. Amélioration, puis symptômes d'helminthiase ; anthelminthiques : Asc. Mieux passager. Les accès de suffocation se répètent. Mort en quelques jours. Autopsie : lésions bronchiques et pulmonaires ; un gros peloton d’Asc. dans l'estomac et plus de 60 Asc. dans l'intestin.
451, Keger (1852). — G. 5. Enrouement et toux. Dyspnée progressive et mort le troisième jour avec des accidents de suffocation. On trouve un Asc. allant depuis le cricoïde jusqu’à la bifurcation. Muqueuse trachéale rouge, légèrement injectée et recouverte d’une écume à fines bulles, en partie sanglante. Asc. dans le pharynx, l'estomac, l'intestin grêle. Intérêt médico-légal : le père corrigeant souvent son enfant parce qu'il urinait au lit, on avait tout d’abord attribué la mort à cette cause.
452. Suvy (1866). — G. 3. Dyspnée subite, intense, exigeant la trachéotomie. Néanmoins, mort le deuxième jour, avec des convulsions. Plusieurs Asc. dans le pharynx, un autre formant des sinuosités jusqu'à la bifurcation. Smyly cite un cas analogue trouvé dans Andral (probablement le même que Andral et Blandin, 446).
453. Decasrauvs (1868). — Enfant comateux ; signes de sténose laryngée. Extraction avec une petite pince d'un Asc. dans la paroi œæsophagotrachéale. Survie.
45%. Dresser (1869). — 6 mois. 8 jours de bronchite. Mort subite. Un Asc. enveloppé de mucus, s'étendant de l'épiglotte à la bifurcation de la trachée. Dr. croit à mort par contraction de la glotte.
455. Sreinenr (1873). — Asc. dans la trachée et la bronche droite chez un enfant trachéotomisé pour croup. Pneumonie.
456. Donar: (4878). — G. avaitrendu Asc. par l'anus et la bouche. Mort subite. À l’autopsie, un Asc. de 20 centimètres, allant de l’épiglotte au quatrième anneau de la trachée ; un second était enroulé autour de lui ; suivaient un troisième etun quatrième qui étaient encore dans l’æœsophage.
457. Fürsr (1879). — F.kans. Suffocation brusque, sans prodromes. Pensant à un corps étranger, Fürst fit une trachéotomie, sans succès. 2 heures après la mort, issue d'un Asc. vivant par le nez. Aryténoïdes légèrement injectés. Poumons œdématiés et congestionnés. Un Asc. dans le duodénum.
458, Norman (1881). — G. #. Troubles prononcés de la respiration, en particulier diminution de l'inspiration. Pas d’enrouement ni d'amygdalite. Mort. Asc. dans la trachée et le larynx, débordant de 2 centimètres l’épiglotte.
459. Srvens (1887). — G. 4. Fistule œæsophago-trachéale. Plusieurs Asc. dans les voies aériennes (passés là après la mort ?).
460. Nauwerx (1894). — F. 11. Après d’abondants vomissements, légers accidents dyspnéiques qui se répétèrent quelques heures plus tard. Mort en quatre minutes. Nombreux Asc. dans l'intestin grêle, l'estomac et surtout
l'œsophage. Un Asc. engagé par ses deux tiers antérieurs dans le larynx et la trachée ; un autre allant de l'entrée de l'œsophage jusque dans la bronche droite ; un troisième replié dans la bronche gauche, puis dans la droite. Ces vers étaient macérés ; ils n'avaient donc pas émigré spontanément dans les voies respiratoires, mais y avaient été aspirés par les vomissements répétés.
461. RaBor (1904). —- Enfant. Dyspnée excessive avec angine pseudomembraneuse nettement diphtérique. Le tubage augmente la dyspnée. Trachéotomie. Issue d’un Asc. venu vraisemblablement de l’œsophage sous l'influence de la fièvre.
Voy. Médecine légale, obs. de Necresco et de Descours.