‹ Les vertus religeusesChapitre 20 sur 50 · GRAVITE ET ESPECE DU PECHE COMMIS CONTRE LA CHASTETÉ RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

GRAVITE ET ESPECE DU PECHE COMMIS CONTRE LA CHASTETÉ RELIGIEUSE

Tous les théologiens reconnaissent 1° qu'il ne saurait y avoir ici légèreté de matière, et que le seul défaut d'advertance ou de consentement plein peut retenir le péché dans les limites du véniel ; i2° que ce qui suffit pour un péché mortel dans la violation du sixième et du neuvième précepte, suffit pour constituer un péché mortel contre le vœu : 3° que le péché contre le vœu prend le caractère du sacrilège, mortel ou véniel, selon que le péché contre la vertu est mortel ou véniel.

C'est encore l'opinion commune des théologiens, que les péchés de luxure purement intérieurs, tels que les désirs, les pensées, les délectations , sont opposés au vœu de chasteté, attendu que le religieux, émettant son

vœu s'engage simplement et sans distinction à s'abslenir de ce qui est contraire à la diastole -, en sorte que s'il blesse la chasteté d'une manière quelconque, il commet un double péché, l'un de luxure, l'autre de sacrilège : circonstance qu'il faut découvrir en confession pour l'intégrité.

Le vœu s'étend donc ici aussi loin que la vertu : nulle différence entre la vertu et le vœu. Toute violation extérieure ou intérieure de la vertu, est en même temps une infraction du vœu : ce qui n'a point lieu en matière de pauvreté et d'obéissance.

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