CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES III
c’est-à-dire sa partie supérieure, celle qui vient s’emboiter dans l’extrémité inférieure, rétrécie, de la cuvette, doit présenter un étranglement identique ; sa partie terminale, au contraire, c’est-à-dire celle destinée à s’adapter sur le tuyau de chute, doit s’élargir notablement, et peu à peu, pour atteindre le diamètre de la colonne de chute. Ce sont les intercepteurs perfectionnés ( fig. 9 ). A cette forme spéciale de siphon étranglé à son col, large à sa partie inférieure, nos voisins reconnaissent les deux avantages suivants : d’abord une issue facile et complète des matières fécales sous la chasse d’eau, et, ensuite, retenue obligatoire des corps étrangers pouvant obstruer la colonne de chute, le canal particulier et le siphon de pied de l’habitation (i).
Ces avantages ne méritent pas que d’être signalés, il faut surtout les importer dans nos maisons françaises. Nos architectes, avec l’intention arrêtée d’éviter les obstructions et pour mieux satisfaire à la stupide manie de nos domestiques de tout jeter dans les latrines, — ce qui détermine des obstructions fréquentes des colonnes de chute — se croient obligés de donner à l’extrémité inférieure des cuvettes de nos water-
(i) Un embranchement ou regard fixé sur certains modèles de siphons permet de remédier facilement aux obstructions.
closets, un vaste orifice, et au tuyau de chute, de larges sections. « On fait le contraire en Angleterre, a dit M. Vallin, dans une Revue critique, et on s’en trouve bien » (2).
. 10. — Cuvette et siphon en poterie décorée,
(Deux pièces séparées).
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que la présence de corps étrangers dans les tuyaux de chute, peut
(2) Voir Revue d'hygiène et de police sanitaires : l’hygiène à Londres, i 883 , p. 366 .