‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 63 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES l6g · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES l6g

l’éjecteur, peut devenir nuisible. C’est d’ailleurs l’opinion de M. le docteur Balestre (i) qui prétend qu’il est « parfaitement inutile de multiplier les siphons sur les tuyaux de chute, qu’ils sont même nuisibles : les siphons de pied suffisent, un plus grand nombre multiplie les points d’arrêt et nuit à la ventilation du tuyau ».

Dans toute habitation assainie par des cuvettes à siphon hydraulique français, avec prolongation à l’air libre de l’extrémité supérieure du tuyau de décharge des closets, l’établissement d’un siphon d’un modèle quelconque, au pied de la colonne de chute est absolument inutile, sinon dangereuse. Il suffit d’user, avec effet utile, sans gaspillage, de l’eau que l’on a à sa disposition pour tout entraîner dans le canal éjecteur et dans l’égout public. Si, par hasard, il se produit des fermentations ou des putréfactions dans le canal particulier ou dans la colonne de chute d’une semblable habitation, on peut être assuré que rien ne pénétrera dans le closet à chaque étage ; tous les gaz s’échapperont à l’air libre par l’extrémité supérieure, ouverte, du tuyau de chute ou par les valves d’aération des siphons.

(i) L’assainissement de Nice parle D r Balestre, 1887.

Canal particulier de la maison. — L’étude du canal particulier trouverait sa place régulière ici, mais, comme dans nombre de maisons, ce canal est commun aux vidanges et aux eaux ménagères, il est préférable, pensons-nous, de renvoyer ce qu’il faut en dire, après les eaux ménagères et l’évier.

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