M. AUGUSTE BARBIER I
qu'ils ne l'aient pas gratté dans leur discours de réception comme les ladres se grattent entre eux... Il serait vraiment bien là. Physique et fortune d'épicier retiré ou de député centre gauche du temps de Louis-Philippe, M. Barbier a passé presque toute sa vie en ItaHe, — une longue vie, bête comme le bonheur.
Dame! il a dû y paraître un peu plat après lord Byron ! Dans sa triste résurrection du phénix en oie, M. Auguste Barbier semble avoir choisi Tespèce d'oie la plus digne de sa réputation, Foie sentimentale. Il fait maintenant des vers amoureux.
C'est le Laferrière des poètes. Seulement Laferrière veut encore avoir un ri^te d'épilepsie de jeunesse, et M. Auguste Barbier est un vieux céladon doux, qui
igS LE MUSÉE DES ANTIQUES
niaise Pamour dans un petit coin, sans aucun inconvénient pour personne : on ne le lit pas.
Ah î s'il était mort après les ïambes et le Pianto^ quelle gloire !
Mais il n'aurait pas eu Tépitaphe que nous lui devions, et que voilà!
PHILARETE CHASLES