LES CROISEES D OGIVES
Brutails phologr.
FlG. 288. — CROISÉES D'OGIVES.
Saint-Martin- de-Laye (fîg. 209'"''), à Saint-Philippe-d'Aiguille (fig. 202), etc. A Coutras, un tore est à la place du chanfrein ; mais le haut de cette coupole a peut-être été restauré. Le chanfrein est, à Saint-Émilion (fig. i3o), relevé d'un damier; àPellegrue, de billettes sur trois rangs; à Saint- Gervais et Peujard, d'un rang de grosses billettes; à Cars, de postes.
Les ogives. — La force, l'épaisseur des ogives, ne dépend pas uniquement de leur ancienneté; elle est aussi en rapport avec leur rôle : les ogives bandées au-dessous des clochers sont habituellement très vigoureuses. C'est le cas dans l'abside de Villeneuve, où les profils en talon de ces nervures accusent une époque peu reculée.
Les premières ogives sont de section rectangulaire, plus larges que saillantes. De bonne heure, les angles ont été profilés en boudins à Saint-Macaire (fig. 288). Nous n'avons pas d'ogives consistant en un tore unique; celles de Saint-Michel-de-La-Rivière (fig. 3o3) sont à trois tores, non pas, comme à Tizac-de-Curton, des
= tores inégaux, celui du milieu s'avançant sur les deux
autres, mais trois tores égaux et également saillants. Plus souvent, dans les ogives archaïques de la Gironde, il existe au milieu de la face d'intrados une file de menus ornements, dans le genre de ceux qu'on voit au porche Du Mans; ce sont des fleurs à quatre ou cinq pétales à Montagne (fig. 288), à Saint-Macaire (fig. 288) et sur la croisée de La Sauve (fig. 69), à quatre pétales perlés sur le faux transept de Saint- Médard-de-Guizières. L'intrados est décoré, dans le clocher de Sainte-Croix (fig. 288), d'un treillis de baguettes méplates, entre lesquelles sont creusés de petits losanges et, dans la salle capitulaire de L'Isle (fig. 289), il est couvert d'une succession d'étoiles à six rais traitées en facettes1, qui tiennent tout le champ entre les tores des angles. La décoration varie d'une branche à l'autre au-dessus du carré de Saint-Ferme (fig. 288) ; pour deux branches, elle est formée de motifs en forme d'S ou d'À perlés tenant en entier la largeur de la tranche. Enfin, au chevet de Cartelègue, les ogives, plus saillantes que larges, projettent un tore accosté de deux rangs de bâtons brisés toriques : c'est un profil classique dans l'Ile-de-France et