‹ Les vieilles églises de la GirondeChapitre 159 sur 185 · A SAINT-MAGNE · texte numérisé non relu

A SAINT-MAGNE

corbeaux.

a lugaignac.

a saint-médard-d'etrans.

LA DÉCORATION : LES APPLICATIONS

Fie 335. — cordeau

>\l\ r-GElfÈS-DE-Q1 EL IL

Croquis de L. Drouyn.

La corniche : les corbeaux. — Les dimensions et proportions des corbeaux sont commandées par la saillie de la tablette et par la hauteur de l'assise. Des tablettes en petit nombre ont si peu de saillie et les modillons sont si plats qu'on pourrait les supprimer sans

danger; leur principale raison d"être est qu'ils servent de prétexte à un surcroît d'ornementation. Quand ces corbeaux sont en place et qu'on les regarde de bas et de loin, on ne se rend pas bien compte de l'effort qu'ils représentent. J'en avais vu à Pian, qui m'avaient paru très ordinaires; quand je les retrouvai, gisant à terre, je fus surpris de la complication de leurs lignes et du travail de sculpture qu'ils avaient coûté.

Quelques-uns sont cubiques, à Parsac, à Sainte-Colombe, et rehaussés d'ornements très primitifs; les corbeaux du chevet de Gamarsac (fig. 333) rappellent cette forme. En général, le corbeau de nos corniebes romanes est échancré en cavet sur sa face antérieure. La tablette surplombe le corbeau ou en rejoint exaclement le plan vertical. Les ornements sont sur le cavet.

Les corbeaux peuvent être rattachés à deux groupes, suivant qu'ils sont simplement géométriques ou décorés de sculptures. Dans le premier groupe, les tailleurs de pierre ont imaginé mainte coupe ingénieuse : la plus usuelle consiste

en ce qu'ils ont abattu les angles saillants, ce qui donne à l'ensemble plus de mouvement (fig. 334). Parfois, à Parsac, à Villenave d'Ornon, à Saint-Macaire. à Langoiran, à Saint-SuIpice-de-Faleyrens, on a profilé sur la tranche du cavet des tores qui donnent l'illusion de rouleaux superposés. Le modillon de ce modèle est proche parent du modillon à copeaux, qui a été signalé à Courpiac2 et qui existe également à Clairac et à Saint-Pierre de La Sauve.

Restent les modillons sculptés (fig. 335) : la description minutieuse en serait inutile et trop souvent délicate. Les sujets varient abondamment, depuis le baril ou la sonnaille, depuis les têtes sculptées, les entrelacs, les croix ou les roses jusqu'aux loups mordant un bâton qu'ils tiennent dans leurs pattes, jusqu'aux

Fig. 33fi.

Bfutails phologr.

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