OGIVE DU CHEVET
Brutails delin.
Fig. io3.
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Préchac, arrondissement de Bazas, canton de Villandraut. — Église paroissiale. Vocable : saint Pierre-ès-liens.
Les documents qui nous sont parvenus ne signalent que des travaux sans importance à l'église de Préchac: en 1709, on répara le clocher2; après la Révolution 011 s'occupa de refaire le carrelage, de remettre en état la charpente et la toiture; vers la fin du second Empire, on fit lambrisser les nefs et « grater les murs intérieurs». Ces réparations n'intéressent pas le gros œuvre.
1. On traita, en 1880, avec un plâtrier, pour 960 francs. — 2. E suppl. 2i36.
ÉGLISE DE PRÉCHAC
xie siècle
xne siècl
L'édifice a cependant été repris plusieurs fois. Il est à quatre nefs : la nef centrale a une abside profonde; les deux nefs contiguës sont terminées à l'Est par des absidioles postérieures à l'abside; enfin, une quatrième
nef, au Nord, beaucoup moins ancienne, a un chevet plat.
La nef centrale communique actuellement avec les nefs voisines par trois arcades; mais l'arcade orientale enjambe 7m8o et la suivante 3mio environ; la première a remplacé deux arcades plus petites. Quant à la paire d'arcades du fond, elle est récente: la saillie médiocre des colonnes, la forme des bases et des chapiteaux en sont des preuves.
La travée Ouest était donc autrefois fermée sur les flancs'.
De plus, entre les piliers qui la délimitent du côté de l'Est, un arc transversal est tourné. Ce n'est
! , , lO
Bi'ulails ilelin.
Vu
loi. — PLA.7Ï DE L EGLISE DE PRECHAC.
pas un doubleau : l'extrados de l'arc retomberait à l'aplomb ou un peu en dehors du parement des murs, tandis qu'il est en dedans. Il faut croire qu'un clocher s'élevait sur la travée de fond.
L'abside présente, à l'intérieur, une arcature de soubassement, dont les colonnes adossées sont surmontées de tailloirs épais.
Elle est couverte d'un cul-defour qui s'ajuste à une courte voûte en berceau.
Le pied-droit oriental de la grande arcade Sud a été retaillé : une marque de tâcheron en forme d'S a disparu en partie. La section de cette paire d'arcades allongées appartient au gothique: elle projette un bandeau relié, de chaque côté, par deux gorges au plan vertical de la tête. Dans les arcades suivantes, la section est plus archaïque : elles sont à ressaut et d'aspect tout à fait roman.
Les absidioles ont des voûtes d'ogives bizarrement agencées. Si ces nervures ne sont pas en plâtre, on peut croire que les absidioles étaient à l'origine couvertes d'un lambris; quand on voulut les voûter, le niveau élevé des fenêtres empêcha qu'on ne fit des culs-de-four; on combina ces croisées d'ogives.
Rrutails rtelin.
FlG. r05. COI PE EN TRAVERS.
(Extrait du Bulletin de la Société archéologique, t. xxvill.i
i. Ainsi s'explique la présence de contreforts sur les faces externes des piles dont il va être question. Ces piles ont ou plutôt avaient, de plus, des corbeaux à la hauteur de l'imposte et dont la destination m'est inconnue.
MONOC.fUPHIF.S
Nef el bas- cotés sont sous fausses voùl primastiques, qui étaient effondrées lorsque
Bratails plioinRr.
FlG. Io6. — VUE DE L'ABSIDE.
arcades, si répandu en Bazadais. Un balcon s
es. Le vaisseau du Nord a des croisées d'ogives
Drouyn décrivit l'édifice'.
A l'extérieur, l'abside est tapissée d'une arcature étrange portant corniche, comme à l'église de Noaillan, avec laquelle Préchac offre plus d'une similitude. Trois fenêtres sontpercées, l'une à travers un contrefort placé dans l'axe, les autres sous les arcs extrêmes de l'arcature. Certains cbapiteaux de cette arcature sont intéressants, aussi bien que la façon dont les colonnes sortent des socles sans base, et le dessin des chapiteaux et des bases de la fenêtre centrale.
Les absidioles sont nues. Il est à remarquer que leurs assises supérieures correspondent aux assises qui surmontent la corniche de l'abside principale. La construction de ces absidioles ne serait- elle pas contemporaine de la surélévation de l'abside?
Les portes sont à l'Ouest; il y en avait jadis au Midi. Celle du milieu de la façade est gothique, avec des jambages découpés de gorges, de ressauts à angle droit et de colonnettes.
Le clocher appartient au type des clocbcrsir encorbellement court le long du revers oriental.
Pujols, arrondissement de Libourne, chef-lieu de canton. — Eglise paroissiale. Vocable: Notre- Dame et, depuis i8a3 environ, saint Pierre.
Dès la Restauration et jusqu'à ces dernières années, les dossiers signalent le mauvais état des voûtes de l'église de Pujols. En 1822, on constatait que le mur Nord avait cédé et que la partie orientale de la voûte était crevassée sur huit ou neuf points. En i84o, un entrepreneur, C. Albert, expliqua au Préfet, avec croquis à l'appui, que la charpente était dans un état déplorable: un ou deux entraits étaient faits de deux pièces assemblées vers le milieu et l'un des bouts ne portait plus sur le goutterot, mais sur un lien; le tout pesait sur les voûtes. Albert concluait à la nécessité de regratter l'intrados, refaire les joints, remplacer des claveaux, garnir les lézardes à l'extrados, changer 7 mètres carrés dans le soubassement de l'abside, etc.
En 1 843- 18/|5, Cautier prépara et exécuta des travaux importants dont voici l'objet: consolider les murs en bouchant les lézardes et en substituant de bonnes pierres aux blocs brisés; rétablir dans leur forme originelle les trois fenêtres de l'abside et les deux fenêtres du Sud; restaurer le haut des murs, qui n'offraient qu'un appui insuffisant aux sablières et aux entraits; refaire dans la tourelle existante l'escalier d'accès aux voûtes; cintrer, regratter et réparer partie des voûtes. En mars i8/|5, les lézardes et le badigeon avaient à peu près disparu. On songea, l'année suivante, à remplacer par une solide maçonnerie le pan de bois qui, au sommet et sur le pourtour de l'abside, portait la charpente et le toit,