DIDIER ET G>« LIBRAIRES-ÉDITEURS
QUAI DBS AU«USTINS> 38
nr PRÉFACE.
— ne m'empêche pas de rendre une éclatante justice à mes devanciers. Si plusieurs d'entre eux n'ont réuni que des notions assez sommaires, c'est qu'ils n'ont sans doute pas voulu faire davantage, c'est que souvent la nature même de leurs travaux s'opposait à plus de développements; les uns ne songeaient à traiter que certaines phases de l'époque dont j'ai cherché à embrasser l'ensemble ; pour les autres, au contraire, toute la période que j'ai étudiée était un simple épisode, un point presque perdu dans une œuvre à plus vastes proportions; sans ces recherches préexistantes les miennes eussent été certainement plus ardues et j'aurais mauvaise grâce à relever quelques erreurs bien excusables. Ces inexactitudes sont pour moi une leçon de modestie, aussi n'est-ce pas sans vives appréhensions que j'affronte la publicité.
Ces craintes seraient moins grandes si j'avais usé comme je l'eusse souhaité d'un généreux appui. M. le comte de Circourt, le savant auteur de Y Histoire des Mares Mudejares, l'homme de France qui, je le crois, connaît le mieux l'Espagne, a bien voulu m'aider de sa bibliothèque et quelquefois de sa parole. Je serais sans inquiétude sur le sort de mon livpe si j'avais su profiter d'une si précieuse sympathie et voudrais en avoir été digne autrement encore que par ma profonde reconnaissance.