ACTE II, SCÈNE V
PUAOR.
On ne les connaît pas.
NADIR
Leurs traits?...
l'IIAOK.
Sont cflVoyables!
MORGIANE
Eh quoi ! vous n'avez pas Tenté de la défendre?
PHAOR , regardanl derrière lui.
Dieux! je crois les entendre!
La mort est sur mes pas!
Ne me poursuit-on pas?
ENSEMBLE
PHAOR. MORGIANE.
Ah ! je frissonne, Ah I je soupçonne
Et dans mon cœur Le ravisseur...
La raison cède à la peur Mais sauvons-la du malheui El m'abandonne!... Qui l'environne!...
NADIR
Quoi ! tu soupçonnes Le ravisseur?...
Parle donc? quel est-il? faut-il dans ma douKur ■Qu'ainsi tu m'abandonnes!...
MORGIANE
C'est le perfide Aboul-Hassan.
NADIR , élonnô.
Eh! quoi , malgré mon or, ce crime est son ouvrage ! C'est lui!...
(à Morgiane.) Préviens ton maître.
(Morgiane rentre chez Ali-Baba.»
38 ALI-BABA
(à lui-méine.)
Ah ! d'un pareil outrage Je me vengerai dans son sang.
Oui , je le jure...
(à Phaor.)
Et toi , rassemble Ses esclaves et ses amis.
Qu'ils s'arment tous. . .
(Phaor sort, en courant , par la droite.)
Nous marcherons ensemble !
Et de sa trahison l'infâme aura le prix !...
(Morgiane revient toute troublée, au i vie des femmes et desesclaves d'Alî— Baba.^