OURS-KAN, CALAF
Nul ne nous soupçonne; Mon cœur s'abandonne A l'espoir que donne Un pareil trésor! A nous il se fie ; A notre furie Il livre sa vie.
Et surtout son or!
OURS-KAN , haut à Ali-Baba.
Sans plus tarder, parlons de nos affaires! Tes bannes de caté sont là dans la maison.
ALI-BABA , montrant le hangar au fond , masqué par des rideaux.
Sous ce hangar, grâce à vos soins prospères, Je viens de les compter !
A C T E IV, se È Mi II I. 67
OURS-RAN, bas.
Songeons à la rançon ; Conduis-nous à ta caisse.
ALI-BABA , effrayé.
0 ciel!... ce sanctuaire, Où n'a jamais , iiorsnioi, pénétré nul mortel!
OURS-RAN, Las.
J'irai seul !
DÉLIE j se glissant près de Nadir et à voix basse.
Un danger nous menace!
NADIR , dt même et vivement.
Et lequel?
DÉLIE , de même.
Prenez garde!
OURS-RAN , qui l'a observée du coin de l'œil se rapprocLc d'elle.
Pour vous, venez vers votre père , Ma belle enfant.
(en l'emmenant et à mi-voix.)
Songez qu'il faut vous taire !
ALI-BABA , à Délie.
Oui, va veiller, ma fille, au souper..
OLRS-RAN , à part.
C'est prudent!
(bas à Calaf.)
Pour Nadir, c'est le seul dont je craindrais l'audace! Ne le quitte pas d'un instant,
(lui donnant un poignard.)
S'il voulait s'échapper, frappe-le sur-le-champ.
CAT.AF, avec liésilation.
Je lâcherai.
OURS-KAN
Partons!
(Sur un second geste d'Ours-Kan et sur un coup d'oeil de son père, Délie sorl par le fond avec Morgiane, en échangeant avec Nadir des regards d'intelligence j Ours-Kan et Ali-Baba entrent danslesappartemensà droite.)