‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 130 sur 403 · SCÈNE A IL LES PRÉcÉDENs, OURS-KAN , ALI-BABA, femmes · texte numérisé non relu

SCÈNE A IL LES PRÉcÉDENs, OURS-KAN , ALI-BABA, femmes

(Des rèhnire^apporicnl i.ne table riclieraenl servie, que l'on jilace de côté el que l'on environne de coussins; d'autres femmes porlenl des plateaux sur lesquels sont les vins, les sorbets, le café, etc.)

OURS-KAN , bas , à Ali-Baba.

Tu le vois , je tiens mes promesses; Je n'ai puisé dans ton trésor Que deux cent mille pièces d'or; C'est bien peu . pour tant de richesses.

ALI-BABA , troublé.

Oh!

OURS-KAN , à part.

Mais j'ai VU le reste et je saisie chemin. (II aperçoit la table.)

Eh! mais, quel splendide feslin !

Yraiment, on n'est pas plus aimable!

A ce repas agréable , >.

Je sens que je vais faire honneur.

Allons , allons , à table !

(à Nadir et à Ali-Baba.) Imitez-moi.

(Il s'approclie ilela table.) ENSEMBLE.

ALI-BABA, DÉLIE, MORGIANE , à part.

Je cède à ma frayeur!

NADIR , à part.

Contenons ma fureur!

OLRS-RAK , à part.

Le sommeil vabientôt les livrer sans défense ,

AC l E 1 V, se ÈMi VII. 77

Attendons (juc l;i iiuil s'avanct;

(regardant le liangar.)

Pour donner le signal.

(Iiaul et liuvaiit.";

Du shiras excellent!

(regardant les esclaves.)

Et de jeunes beautés au regard séduisnnt ! Allons , pour chaiiner cet instant , De la musique , de la dans- , Tous les plaisirs !

(H se verse encore à boire, en s'assejant sur une pi!o do coussins; il a fait placer Ali-Baba à côté de lui et Délie près do son père IMorgiane et Nadir sont au milieu du tbt'Atre ; Calaf est seul à rextréinilé opposée ;\ la lable.)

MORGIANE , bas à Nadir, et comme frappée d'une idée subite.

Oui... je n'y pensais pas. • NADIR , bas.

Que veux-tu faire?

MORGIAiNE, bas.

Parlez bas !

(Elle fait un signe de côté, et Ton voit accourir toutes les fenunes esclave» d'Ali-Baba et de Nadir, qui tiennent des vases , des coupes d or, des initrumens de musique à la main. — Pendant ce mouvement;)

MORGIANE , bas et montrant Ours-kau.

11 faut tromper sa surveillance.

Oui , grâce au désordre, à la danse , Je pourrai m'échapper et chercher du secours.

NADIR, bas et vivement.

Je veille sur leurs jours...

El ce poignard... s'il voulait faire entendre

(montrant Ours-Knn.)

"'ueste .signal que nous venons d'apprendre...

J.8 A M - li A B A ,

OURS-KAN , se touriianl vers Nadir, comme s'il l'altendait.

Kh bien !...

NADIR , aux femmes , cl avec une gaîté affectée.

Que tout ici respire le bonheur! ..

A. noire hôte faisons honneur...

(Il va se placer près iJe Délie et suit tous les mouvemens d'Ours-Kan; les jeunes esclaves, guidées par Morgiane, entourent successivement Ours Kan et clierclient à attirer son attention, à le séduire; les unes lui versentà boire, d'autres lui offrent des sorliels, sa pipe; on place près de lui des cassolellcs parfumées; tout cela s'exécute au milieu de danses gracieuses, à la fave<ir desquelles Morgiane s'est échappée; Caiaf.qui s'en est aperçu, cherche à se rapprocher du capitaine.)

CALAF , bas au capitaine, pendant la bacchanale.

On en veut à vos jours!

(Ours-Kan lui fait signe de se taire, lui montre le hangar en lui disant qurlques mots à l'oreille; Calaf se perd dans la foule; pendant ce mouvement, Morgiane est rentrée très troublée et s'est approchée de Nadir.)

MORGIANE , bas à Nadir.

TNotre perte est jurée...

Tout est fermé!...

NADIR, bis.

Grands Dieux !

MOI^GIANE , bas , et montrant Ours-Kan.

Il n'a rien oublié...

Et'notre niort est assurée Si de nous le ciel n a pitiel...

(Nadir fait un mouvement ; Ours-Kan se tourne vers lui, le fait rasseoir en lui offrant à bo-re ; les danses sont devenues plus vives, plus animées ; les groupes se mêlent, se poursuivent, se confondent et sont terminées par un tableau général. — On entend un grand bruit, comme si l'on brisait des portes ; tout le monde se lève, excepté Ours-Kan.)

OURS-KAN , à pan.

Ce .sont mes s^ns!...

ACTK IV, SCKNIÎ VII.

TOUS , .ivcc effroi.

Oiiel bruit all'reiix!

(Le tliéàlre se remplit tout rj coup de soldais guidas par AUoul-Hassan ; ils portent des torches allumées et sont suivis des esclaves hommes d'Âli-Baha et de Nadir, qui accourent sur leurs pas.)

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