‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 245 sur 403 · ACTE r SCKNE IV · texte numérisé non relu

ACTE r SCKNE IV

BERNAuL», repoussant tel te idée.

Al.!

PEr.RiN , sérieusement.

Qu'il y prenne garde, HcrnarJ 1 l'honneur tl'iin soldai doit cire pur et sans tache! Le secret d'un ami est , pour tout honnête homme, comme le secret du confessionnal : il doit mourir dans le sein de celui qui l'a reçu. {Changeant de ton.) Qui te dit , d'adleurs, que ce jeune homim^ n'est pas à Paris pour toute autre chose?., pour faire sa soumission , pour prendre du service? il est peut être de l'armée de rés.-rve !

BERNARD, awecjoîe.

Vous croyez?

PÏÏRRIX.

Laissons faire le prenjicr Consul, mes cnfans; il n'est pas maladroit , voyez-vous ; et dès que le gouvernement pense que...

thérIiSE , posant la rasserolesnr la table.

Allons, laissez \j le go;iverncniciit , et déjeunez.

)'ERBi.\ , gainierd.

Thérèse a raison! laissons le gouveinemenf Iranquille, et «léjeunons ! . . (^ Thérèse.) Mots-loi là, ma petite... enlie nous i\cu\. ( Thérèse s'assied à table entre Bernard et Perrin.) l'nc odeur excellente , ce café!... Chère enfant, <>'est (juc maintenant c'est toute ma joie!... {Regardant Thérèse.) Je la vois encore , quand elle est venue m'ouvi ir la porte!., sa petite mine... une toilette modeste... avec sa petite croix au cou... ( La regardant ai^ec surprise. ) Eh bien ! 'J'hérèse , où est-elle donc, ta croix?

THÉRÈSE, embarrassée.

Ma croix !. ..

PERRIN

C'est celle de ta more... elle ne doit jamais le quitter.., Klle n'esl pas perdue, j'espère?

THÉRPisE, embarrassée.

Non... non, mon oncle,., je l'ai donnée... hier matin à raccommoder.

BEKNAHu , Hautement.

Bal) '.vous l'avie-^ encore hier soir... ( Thérèse lui inarche sur le pied.) Oli !...

PERRIN

Qu'est-ce que c'est >.'

BERNARD

Rien.,, rien... citoyen Perrin... j'ai rencontré le pied de la table...

PERRIN

Mais, enfin celte croix ?...

BERNARD j saus voir les signes de Thérèse.

Mon Dieu! il ne faut pas vous inquiéler, allez... c'est qu'elle n'ose pas vous dire... ça arrive tous les jours, dans nos états! .. Un moment de gêne, un surcroît de dépenses... qu'on n'attendait pas...

PERRIN , frappe'.

Ah !.. j'entends !...

( Il se lève lentement et jette sa serviette sur sa chaise. )

THÉRÈSE

Eh bien! mon oncle... qu'avez-vous donc?

PERRIN , e'mu.

Rien!... rien... je n'ai plus faim.

THÉRÈSE, se lei^ant.

Comment... vous qui tout-à-l'heure...

PERRIN , de même.

Oui j je croyais... on s^imagine , comme ça... que le grand air... l'exercice... et puis, p.TS du tout... c'était une fausse faim.

THÉRÈSE , allant à lui.

Ah! mon oncle , je vais croire que mon café. ..

PERRIN , plus ému.

Ton café , chère enfant !... il est comme toi... ce qu'il y a de meilleur, de plus parfait au nionde ! {L'embuas saut sur le

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