‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 249 sur 403 · BERNARD, JULES · texte numérisé non relu

BERNARD, JULES

JULES , regardant sortir Thérèse.

Très jolie , ma foi! je t'en fais mon compliment (/^q/rtret son air contraint.) Ah! ça , mais dis-moi donc , Bernard , tu me fais une singulière figure : est-ce que tu as déjà oublié...

BERNARD , vii^ement.

Que je vous dois la vie? Non, vraiment; et plût au ciel que je pusse vous rendre le même service, au prix de tout mon sang ! Vous verriez que ricrnard n'est point un ingrat. Mais c'est justement parce que je vous suis dévoué, parce que je sais que vous êtes un brave et digne jeune homme , que votre piésence ici me fait trembler.. J'ignore quel est votre nom , votre rang; mais le drapeau sous lequel je vous ai connu , le parti que vous défendiez ; tout me dit que vous courez des dangers à Paris.

JULES , froidement.

Aucun.

BERNARD , éiOimé.

Comment î Vous avez donc renoncé ?...^

JULES , de même.

Absolument.

BERNARD j ai>ec joiê:

Est-il possible?

JULES

Nous suivions une fausse route. La îmerrc civile! des déchiremens intérieurs! lorsque nous voulons tous la gloire et le bonheur de notre belle France! Fi donc ! c'était une folie!... j'ai changé de projet.

BERNARD, lui serrant la main.

Ah ! vous n'imaginez pas le bien que vous me faites. Main-

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