‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 271 sur 403 · ACTE II , SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II , SCENE I

DÉSAUNAis , leur ihn/iU'tt des papiers,

( A un chef. ) Renvoyé au |)eis()nnel.

( A un gendarmu. ) A Téta (-major.

( A un autre clief. )

Cette noie auv journaux... et que l'on ni'iiit là-iLssus les rcnseigncmens les plus positifs 1 Alloz !

UN HuissiEn , lui reme Liant ii?i pajtier. De In part du ministre.

DÉSAUNAIS.

Bien. { Il fait signe h ses commis. ) Allez donc, messieurs, allez. [Ils sortent.) (hiel enfer!... pas un uioment à soi... (Regardant la lettre eni^oje'epar le ministre.) Qu'estce tpie c'est que cela? {La parcourant.) Iluni ! luun ! « Ber- » naid 5 soldat d'Arcole, au premier consul de la république » une et indivisible. » (Regardant en marge.) « Renvoyé par l'aide-de-canip de service , comme suspect. » Ab ! ali ! (Lisant.) « Mon général, vos jours sont menacés... » (^ //// même.) Toujours la même cbaQS(ui. (Usant.) « Je connais » les coupables... mais on me tuerait plutôt que de m'arracher i) leurs noms. » (A lai-même.) C'est cela, c'est qu'il ne sait rien. (Lisant.) « Que je vous voyc... que je puisse vous •» parler en secret... » (A lui-même.) C'est pour s'approcher du premier consul , et atlenter peut-être I 11 y a donc quelque cbose !... quelque macbination !...

( 11 se lève. )

Air : Ces posùllons sont d une maladresse.

Mais qu'est-ce donc '.' pns un signe... un indice l

Mon esprit s'y perd , j'en convien, C'est très fâcheux , au moins pour la police ;

Car pour agir chacun sait bien Qu'à la police il ne faut presque rien.

Oui, d'ordinaire, elle découvre un traître Sur un regard qu'on échange tout bas... Sur ce qu'on dit , et plus souvent peut-être Sur ce qu'on ne dit pas.

( On entend frapper deux coups à la petite porte à gauche. ) Ah ! on frappe à ma petite porte !... Un de mes iiffidés !... ( Il va fermer au verrou la porte du fond, puis il ouvre la petite porte. ) Entrez.

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