ACTE 11. SCENE II
PEURIN.
Mo voilà donc au bc.ui milieu du i^ouvci neinenl !.,. aux" sources de la gloire cl delà piospciile nationales! Je vajs connaître; enfin , ces rouages adiuir;ibles qui assiuentle bonheur de trente millions d "iunes !.. Il faut de la tète pour ne pas s'embrouiller tians tout çj, cl c[uc chacun en ait sa petite part.
( Désaunais soniiu. ) (Regardant les cartons.) Aussi, dans tous ces cartons, que de réformes !... que de projets utiles ! (Lisant sur un carton.) « Jeux el loterie... » C'est pour les supprimer... C'est bien fait. (Lisant sur un nuire.) « Fonds secrets... » C'est ça !.. les bonnes œuvres!... les actes de charité !.. Du mystère... cela double le prix !... S'il pouvait m'altacher à cette partie-là ! .. Les fonds secrets!
( Un commis entre. ) DÉsAUNAis , au commis (juil a sonné ^ en lui remettant la lettre de Bernard.
Bureau militaire... M. Croisy... Qu'il fasse toutes lei recherches, et qu'il me réponde sur-le-champ. (// Ferrin, pendant que le commis sort.) Eh bien! mon cher?...
PERuiiv , reuenant à lui.
Eh bien ! me voilà.
DÉSAUNAIS.
Vous avez quelque chose à me dire?
PERRîx , étonne'.
Moi?... du tout !.. j'attc;ids que... (Se reprenant.) Ah!.., si... au contraire , j'ai quelque chose... (A part.) Ma foi 1 qu'est-ce que je risque ?... Ils ont l'air si obligeant. (Haut.) Ça va vous paraître bien singulier , qu'avant d'avoir rien fait... Mais je me confie à vous , comme à un frère... Après ça , si ça ne se peut pas, vous me direz : « Perrin, ça ne se peut pas... » Ça sera fini là , je ne vous en reparlerai plus.
ÉDSAUNAis se lève et vient sur le de^^ant du théâtre, à la droite
de Perrin.
Qu'est-ce que c'est?
Voyez-vous, j'ai une nièce... un enfant charmant... toutes les qualités,.. Klle allait se marier, et c'est moi , en partie , qui suis cause... Alors je me (lisais : le citoyen Désannais m'a donné hier vingt francs, en me promettant que Ions le. jours...
DÉsAUNAis , mettant la main à sa poche. Ah ! oui... j'oubliais...
PEUKIN, l'arrêtant.
Non , non... ce n'est pas cela... j'aimerais mieux,. ,
DÉSAUNAIS.
Qu'on vous payât a la fin du mois ? Si ça vous arrange mieux...
PERRIN , vit^ement.
Non , ça ne m'arrangerait pas du tout ! J'aurais désiré , an contraire... si toutefois... il n'y a pas d'indiscrétion...
DÉSAUNAIS.
Ah !... une avance d'un mois?
PERRIN
Si ça ne vous gêne pas?
DÉSAUNAIS.
Pour les premiers frais? Rien de plus facile!... Du moment que vous êtes connu du ministre. (Il va à la table , et prenant lin papier, il écrit.) Un bon sur la caisse.
PERRIN , à part.
Quelle maison!... Ces pauvres enfansl... je pourrai donc leur en faire la surprise, et les marier sur-le-champ !
DÉ-ïAUNAis , lui ihunivit le papier.
Tenez.
PERRIN
Cl' ayez que...
DÉSAUNAIS.
C'est bien! c'est bien ! ah! ça... vous n'avez donc pas été content de votre jomnéc d'hier?