SCÈNE VI
Le8 mêmes , JULIE , Laquais , puis plusieurs invites.
JOLIE, aux laquais qui allument les candélabres , lustres, etc. Dépêchez-vous . . voilà déjà des voitures. . . et ma tante qui n'est pas revenu !. . {Aprecevant Colas. ) Ah ! M. Rozier !. . PAULINE , qui s'est mise d une glace ^ se retournant. Vous étiez là , M. Colas ?.. . je ne vous avais pas vu. . . il fait si peu de bruit !. .
COLAS, d part.
A-t-elle de la présence d'esprit!.. {Haut. ) Oui, je me suis glisé à travers les porteurs , les chaises. . . JULIE, d Pauline.
Et le prince de Soubise , qu'en avez vous donc fait?. . je vou5 l'avais envoyé.
COLAS , d part, regardant Pauline avec défiance. Le prince de Soubise !
PAULINE, froidement.
Je ne l'ai pas vu.
COLAS , d lui-même.
Dès qu'on parle de celui-là, mes papillons noirs me reviennent.
UN LAQUAIS, annonçant.
M. le marquis de Bar, l'abbé de Coisy , M"* la présidente de Gourgue?. {Entrent un Officier, un Abbé et une Présidente ; puis successivement quelques autres personnages, que Julie va saluer. Colas se perd dans la foule, et ra et vient en causant au fond. )
l'officier, en entrant, d L'abbé, d'un ton animé. En êtes-vous bien sûr?
l'abbé, très-vivement.
La nouvelle est certaine.
Colas, Julie, Pauline. **»
paulim:. 47
JULIE , <i l'abbc. * Bon *oir, coiisia. . . M"" la présiJente. . .
l'oificier , continuant la conversation.
Parbleu!... t'<;st l'oit exlraoïdiiiaiic !
l'ai.bl.
Tout le monde en parle au clulleau.
LA PHÉSIDENTE.
Quoi donc, Messieurs?
l'ofi'icier.
Le Conseil vient d'être convoqué à l'instant, sur la denhiiule du prince de Souhise.
PAi'LiNE , a part.
Allons!...
l'abbé.
Et la faction autrichienne y est appelée.
LA PRÉSIDENTE
Eh bien! qu'est-ce que cela signifie?
l'officieb.
Que l'alliance avec l'Angleterre n'est pas encore signée!