‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 380 sur 403 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Dès demain nous serons loin d'eux.

Mais calmez-vous , soyez sans crainte ;

Pendant quinze jours... c'est heureux, Vous aurez des soldais aimables et joyeux , Car tout II' régiment doit passer en ces lieux! .BETTLY, se laissant tomber sur la chaise à gauche.

Ah ! c'est liorribJe! c'est affreux!

Que vars-je devenir, hélas! au milieu d'eux .^

MAX

pnEHIBR COUPLET.

Dans le service de l'Autriche

Le militaire n'est pas riche, Chacun sait ça ;

Mais si sa paie est Iroplégcro ,

On s'en console : c'est la guerre Qui le paiera!

Aussi , morbleu ! que de tout l'on s'empaïc! .leunc beauté , vieux flacons et cigarrel... Vive le vin , l'amour et le tabac!

Voilà le refrain du bivouac!

DEBXÙME COUPLET.

(s'approchanl de Bettly.)

Dans les beaux yeux d'une inhumaine, De sa défaite on lit sans peine

Le pronostic ; Nulles rigueurs ne nous retiennent ; De droit les belles appartiennent

Au kaiserlicl

Se divertir fut toujours mon principe; Tout est fumée, et la gloire et la pipe ! Vive le vin , l'amour et le tabac !

Voilà le refrain du bivouac!

ENSEMBLE

BETTLY. MAX,

Malgré moi je frissonne De crainte elle frissonne ;

El de crainte et d'horreur. J'en ris au fond du ( opur !

Hélas! (oui m'abandonne Que l'amitié pardonne

Et je me meurs de peur! Cet instant de frayeur!

LE CHOEUR

Notre sergent l'ordonne :

Buvons avec ardeur ; Oui, la consigne est bonne , J'obéis de grand cœur !

( A la fin de cet ensemble, un des soldats se présente à la porte à gauche , sans liabil et avec un tablier de cuisine.)

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