‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 401 sur 403 · M.VX · texte numérisé non relu

M.VX

C'est différent ! Alors diles-nioi donc quelle est Sa femme.*

BETi LY , embanassce.

Quoi... sa femme !

MA.\ , brusquement.

Il faut qui! en ait une!

Je tiens à la voir !

DANIEL

Et pourquoi ? • MAX.

Je veux la voir 1 . .

DA.MEi. , avec embarras.

Ma femme !..

BETILY.

\i\\ bien!., i < ?l mol !

DAM EL

Qu'enlends-je, ô ciel !..

BETTLY.

Silence! et dites comme moi !

(bas, à Daniel.)

Ah! c'est pour vous sauver la vie Que je vous nomme mon époux! Dites comme moi, je vous prie...

Mais c'est pour rire, entendez-vous!

Oui, c'est pour rire, en tendez- vous!

ENSEMBLE

DANIEL , à part, tristement. max , à part.

Quoi ! c'est pour me sauver la vie Eh quoi ! vraiment sa pruderie Qu'elle me donne un nom si doux Se défend cncor contre nous !

58 in CHALET,

Mais ce u'csl qu'une raillerie , Derésislcr je la défie;

El je ne suis pas son époux ,; Il faudra qu'il soit son époux,

Je ne serai pas son époux ! Qu'il soil toul-à-fail son époux.

MAX , les saluant tous deux.

Salut alors à monsieur, à madame !

DAiNIEL, à BeUly.

Uépondez-lui!

MAX

Quel est ce ton i' Lorsque l'on cet époux et femme On se tutoie et sans façon !

DANIEL , effrayé.

Quoi... la tutoyer!..

lîETTLY , à rfcmi-voix , l'y excilanl .

Allons donc !

DANIEL

Si... tu le veux!

BETTtY.

Et pourquoi non ?

DANIEL

C'cîl loi qui le veux !.. Toi !.. ce mot charme mon aine ! Mais quand on est époux et femme '

On peut embrasser son raari !

DANIEL, s'cloignant avec effroi.

Ah ! c'est trop fort!., ohl que neiini! MAX, avec colère et portavt la main à so7i sabre. Qu'ai-je entendu?., de quelque trame Scrais-je la dupe aujourd'hui ?

iJETïLY , vivement.

Non vraiment! et s'il faut vous le prouver ici... (Elle s'approche de Daniel les yeux baissés, l'embrasse et reprend à mi-voix. j

Ah! c'est pour vous sauver la vie Qu'ici je vous traite en époux !

Mais n'y croyez pas, je vous prie.

Car c'est pour rire, entendez-vous!

Oui, c'est pour rire, entendez-vous !

ENSEMBLE

DANIEL, tristement. nx\, à part.

Quoi ! c'est pour me sauver la vie Eli quoi I vraiment sa pruderie Qu'elle'accorde un baiser si duux ! Se défend encor contre nous !

SCENK XVII. 39

Mais ce n'csl qu'une raillerie, De rcsisler je la iléde,

El je ne suis pas son époux ! II faudra qu'il soil son époux !

BETÏLY.

El mainlcnanl je le suppose, De cet liymcn vous ne douterez pas!

MAX

Oïl I si vraiment ! et j'exige autre chose!

DAMF.i. et nETTLY, efffmjés.

O ciel !

M.vx, montrant Daniel.

Il doit avoir des papiers, des contrats... Que sais-jc?... il inel'a dit ?

DaNIE;..

Rien n'est plus vérilahlc!

{montrant la chambre adroite.)

Je l'-ivais là!.. .

MAX

Je veux le voir!

(à Bellly.)

Qu'on me l'apporte!., allez!

( Bcltly entre dans la chambre à droite.)

D\MF.i. , la regardant sortir.

Ah! plus d'espoir!

MAX, Je saurai bien s'il est valable!

DANIEL, â part.

II ne l'est pas! ô sort infortune, C'est de moi seul qu'hélas ! il est signé!

MAX ,crinntà haiitevoix , etdemanièrcàce que Beltly l'entende. Je counailrai, morbitu, si l'on m'abuse! DAM EL , toujours à part.

En le voyant il va découvrir notre ruse!

( rentre Bellly qui, les yeux baissés, présente à Max un contrat qu'il pnnd de

.-a raain.)

DANIEL, à part , regardant Max qui examine le contrat. Je n'ai plus qu'à mourir!., pour moi tout cstlini! MAX , regardant au bas du contrat.

C'est bien : signé: Daniel; plus bas, signé : Retlly!

DANIEL, avec joie.

O ciel :

4o LE CHALET,

BETTLY, qui est près de lai, lai mettant la main sur la bouche. Ali!., ce n'est qu'une ruse!

Le contrat ne vaut rien!., celui dont je dépends, ', I\lon frère, ne l'a pascncor signé !.. MAX , qui pendant ce temps s'est approché de la table à droite, et a signé le contrat.

Tu mens!., (le donnant à Daniel.)

Tenez... tenez, mcsenfans!

DAiNiEL , lisant.

Que vois-je? Max !... sergent!

BETTLY.

Grands dieux!

MAX, lai ouvrant ses bras.

C'est moi!... ton frère!

DANIEL

Lui!

MAX

Qui vous trompait tous Jeux Pour vous forcer d'être heureux !

ENSEMBLE

DANIEL €^ BETTLY, MAX.

Ah! n'est-ce pas une erreur qui m'abuse! Non ce n'est pas une erreur qui t'abuse,

C'est un frère qui nous chérit ! C'est un frère qui te chérit !

Oui, notre amour pardonne cette ruse Que votre amour pardonne celle ruse

A l'amitié qui nous unit! A l'amitié qui vous unit!

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